Comment savoir si un produit est végétarien (ou pas) en Inde.

Comment reconnaître un produit végétarien dans un magasin en Inde.

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Comment savoir si un produit est végétarien (ou pas) en Inde.

 C’est connu, l’Inde est une destination parfaite pour les végétariens. Si certaines cultures (en Amérique du sud par exemple) mettent la viande à l’honneur dans tous leurs plats, c’est loin d’être le cas en Inde, c’est même plutôt l’inverse. Il existe plusieurs raisons à ce phénomène, liées notamment à la religion hindoue assez stricte avec la consommation de viande mais également avec l’économie, la production de viande revenant beaucoup plus cher que celle de céréales ou de légumes.

L’Inde est donc un pays où l’on trouve une très grande diversité de plats végétariens, qui feraient presque oublier à un carnivore ses amours d’antan. Dans les restaurants donc, pas de problème, vous pourrez manger à votre faim. Cependant, même si votre amour pour l’Inde ne cesse de grandir plus votre voyage avance, il n’est pas certain que vous maîtrisiez l’hindi écrit. Comment donc faire en cas de petite faim pour savoir si tel ou tel aliment empaqueté convient à votre régime alimentaire ?

Un système de pastille de couleur

 Les indiens, bien plus sensibles à ces problématiques que nous, ont imaginé un système très simple pour indiquer aux consommateurs si le produit leur convient. Il s’agit de la présence d’une pastille verte ou rouge sur l’emballage du produit. Si elle est rouge, c’est que le produit ne convient pas aux végétariens, si elle est verte, vous pouvez le consommer en toute confiance.1280px-India_vegetarian_labels.svg

 Végétarien ≠ Vegan

 Attention cependant, ces deux couleurs indiquent simplement si le produit est bon pour un végétarien, pas pour un végétalien et pas non plus s’il est vegan friendly ou encore gluten free. Par exemple, une brique de lait comporte une pastille verte. Soyez donc vigilant si votre régime alimentaire est plus spécifique que le simple fait d’être végétarien.

Si vous ne voulez pas vous aventurer à déchiffrer les étiquettes, il vous reste toujours la street food , bon appétit !

Quitter l’aéroport et se rendre au centre de Delhi

Comment se rendre au centre de Delhi une fois arrivé à l’aéroport International.

Quitter l’aéroport et se rendre au centre de Delhi

Ça y est, vous venez enfin de faire tamponner votre passeport et votre visa est validé, un passage sur les tapis de bagages pour récupérer votre valise et vous voilà arrivé en Inde sain et sauf. L’aventure commence maintenant.

Il va désormais falloir que vous vous rendiez dans le centre-ville de Delhi et ce n’est surement pas à pieds que vous y arriverez ! Il existe plusieurs moyens de partir de l’Indira Gandhi National Airport pour rejoindre le centre-ville, les voici :

 

Le métro 

Les vols internationaux atterrissent tous au terminal T3, il y a de grandes chances donc que vous vous y trouviez. Une ligne de métro a été construite pour vous permettre de rejoindre directement le centre-ville. Elle a pour Terminus la New Delhi Railway Station située à l’ouest de PaharGanj et au nord de Connaught Place. Vous pourrez y effectuer un changement sur la ligne jaune. Pour plus d’informations sur les métros, vous pouvez consulter notre article sur les transports à Delhi. Si vous comptez vous déplacer plusieurs fois à Delhi grâce au métro, saisissez-vous de l’occasion pour vous faire faire une carte de voyage, ce sera toujours du temps de gagné.

Metro Airport orange line
Carte et informations plus détaillées sur le site officiel du métro de Delhi

Les prepaid taxis 

A l’aéroport, vous pouvez esquiver les négociations pour votre premier voyage (rassurez-vous elles vous rattraperont bien assez tôt) en réservant un taxi aux stands prepaidsÉvitez ceux dont les bureaux se trouvent à l’intérieur de l’aéroport, ce sont les premiers que vous verrez mais ils sont très chers. Préférez le stand de taxis d’état situé en dehors du bâtiment, tout droit lorsque vous sortez par les grandes portes vitrées. Le stand est reconnaissable par ses couleurs jaunes et noires à carreaux. Ici, les prix sont fixes en fonction de la destination où vous souhaitez vous rendre. Vous payez au comptoir (en liquide) et on vous donne le reçu que vous amenez à un chauffeur (voitures noires et jaunes). Celui-ci vous conduira ensuite à votre destination.

Delhi Taxi Airport
Le panneau est assez reconnaissable. Crédits: wildfilmsindia

Les petits conseils de Maharajah Driver :

Il peut arriver que le chauffeur une fois arrivé vous demande une somme supplémentaire invoquant des prétextes divers et variés. N’en tenez pas compte, il est déjà payé par la compagnie qui l’emploie et négocie un bonus personnel. Un pourboire est le bienvenu si vous le jugez, mais jamais forcé.

Lorsque vous vous apprêterez à charger vos bagages dans le véhicule, vous verrez sans doute un homme approcher pour se saisir de vos sacs et les porter à votre place. C’est assez courant dans les aéroports. S’il a été vif et vous a devancé, il chargera vos bagages même si vous lui demandez le contraire. Vous pouvez lui donner 10 ou 20 roupies, c’est l’usage dans cette situation.

Votre chauffeur peut également tenter le tout pour le tout et carrément vous confier que votre hôtel a brûlé dans la nuit ou que sa construction n’est pas achevée (les excuses peuvent parfois être alambiquées). Il vous proposera alors la main sur le cœur de vous amener dans un autre endroit pour que vous ne vous retrouviez pas à la rue. En lisant ces lignes, l’arnaque paraît évidente, en situation réelle, avec l’agitation omniprésente et le potentiel stress du premier contact avec l’Inde, cela vous paraîtra peut être plus compliqué. Refusez bien évidemment ces options délirantes et demandez-lui de garder le cap, fermement si besoin.

Uber / Ola

Les applications de VTC sont très répandues à Delhi, il vous est donc possible de procéder comme vous le feriez dans n’importe quelle autre ville de la planète. Généralement les chauffeurs de ces applications sont garés un peu plus loin sur les routes du Terminal 3, les premières étant réservées aux taxis officiels.

Chauffeurs privés

Certains hôtels disposent de navettes ou de chauffeurs privés disponibles en option lorsque vous y effectuez vos réservations. Si vous voyagez avec une agence, il est commun que le chauffeur avec lequel vous allez passer les semaines qui suivent vienne vous accueillir directement à l’aéroport. Pour découvrir nos services, c’est par ici.

Maintenant que vous voilà bien installé, ils est temps de découvrir Delhi, par quoi commence-t-on?

 

 

Crédits image de couverture

 

 

 

14 plats de street food à ne pas manquer à Delhi

Découvrez notre sélection des meilleurs plats de street food que vous pourrez goûter à Delhi.

14 plats de street food à ne pas manquer à Delhi

Lors de vos pérégrinations à travers les ruelles agitées de Delhi, vous entrerez au contact d’une myriade d’odeurs plus ou moins attirantes. Si les poubelles ou les pots d’échappements n’ont rien de très ragoûtant, le fumet des étals de street food risque, lui, en revanche, de vous donner l’eau à la bouche. Assez peu répandue en France, la street food est omniprésente en Inde et Delhi n’échappe pas à cette règle. Très peu onéreuse et accessible rapidement, les mets proposés sur les étals à roulette peuvent aussi bien servir d’en cas que de repas complets en fonction des appétits. Petit tour d’horizon des meilleurs plats de street food que vous pourrez goûter à Delhi.
Les plats en vert sont toujours végétariens, ceux en rouge peuvent contenir de la viande.

Les mets salés

Aloo Chat – Les frites de la rue

Vous sentez cette délicieuse odeur de pomme de terre frite ? C’est que vous n’êtes pas loin d’un stand d’aloo chat. C’est un plat on ne peut plus simple, il consiste en une petite assiette de patates frites et assaisonnées avec divers épices puis mélangées au jus d’un demi citron vert. Les pommes de terres sont encore au naturel lorsqu’elles cuisent dans l’huile bouillante, l’ajout des épices ne se fait qu’après. Si vous avez peur de brûler votre palais, vous pouvez ainsi demander au chef de ne pas trop épicer le plat.

Aloo Chat
Crédits: @thecampusmedia

Samossa / Kachori – Les beignets de légumes frits

Les samossa et les kachori sont deux mets proches l’un de l’autre et généralement vendus dans les mêmes stands, nous les plaçons donc ici ensembles. Ce sont tous deux des beignets frits vendus à l’unité car assez volumineux. Végétariens, le samossa peut être fourré à la pomme de terre et aux petits pois et le kachori est lui plus généralement fourré aux pois. Les deux beignets sont à base de farine. On vous les servira généralement avec un chutney de tamarin (brun) et un chutney de menthe et coriandre (vert). Assez consistant, en manger un de chaque peut faire une entrée parfaite, au-delà, considérez sérieusement l’option repas complet !

Samossas&Kachoris
Crédits: @tanyaminz_foodgrammer

Paratha – La crêpe indienne

Les parathas sont extrêmement répandues dans toute l’Inde, chaque région y rajoutant ses spécificités. Il s’agit en fait d’un pain en forme de crêpe qui peut être fourré avec une grande diversité de légumes. Le plus commun à Delhi est l’aloo paratha, à base de pommes de terres et d’oignons. On peut en trouver également à base de petits pois, de paneer, de pois chiches… la liste est longue. Assez huileux et copieux, ils sont généralement servis avec un chutney. Pour les petits appétits, un paratha peut faire office de bon déjeuner. Rapide, succulent, tout ce qu’on aime.

Parathas
Crédits: @purehalaldesi

Rolls – A chacun le sien

On trouve de nombreux stands de rolls dans les travées de marchés de Delhi. Ils sont en général plus importants que les chariots à roulettes car nécessitent plus d’espace pour la confection de leurs mets. On les catégorise tout de même dans la street food car ils ont très souvent pignon sur rue et ne propose que peu ou pas de places assises. On trouve de tout dans les rolls, même de la viande (poulet ou mouton, jamais de bœuf ne rêvez pas). Souvent assez consistants, un simple voire un double accompagné d’une boisson peut faire un excellent repas sur le pouce.

Rolls
Crédits: @foodie_all_where

MomosLes bouchées tibétaines

Les momos sont des raviolis originaires du Tibet. A base de pâte de farine de blé, ils peuvent être farcis aux légumes ainsi qu’à la viande. On en trouve partout et ils sont généralement très peu onéreux. On les achète à la douzaine ou demi-douzaine. Faites attention, certains étalent se targuent de confectionner des spicy momos, à moins que vous ne vouliez vérifier par vous-même, nous pouvons vous assurer qu’ils sont fidèles à leur parole. On vous servira généralement une coupelle de sauce pimentée avec et parfois même du ketchup selon vos goûts.

Momos
Crédits: @foodipedians 

Chole Bathure – Le curry de pois chiches

Le chole est un plat typique de la région de Delhi. C’est un curry réduit et non liquide à base de pois chiches. De couleur brunâtre, il n’a pas l’air appétissant au premier regard mais nous pouvons vous assurer que le goût vaut le détour, c’est sans doute le plat que nous choisirions parmi tous ceux-ci si le choix nous était imposé. Généralement servi dans une petite assiette, on ajoute sur le dessus des rondelles d’oignon rouge ainsi que quelques gouttes de citron vert. Avec le chole vient un petit pain pour accompagner le plat. A consommer sans modération.

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Crédits: @station.snack

Panipuri – Les beignets à l’eau épicée

Le Panipuri est un plat assez étrange au premier abord. Il consiste de beignets frits et creux (Puri) accompagnés d’une eau assaisonnée (Pani). Le beignet très léger se brise sur le dessus pour que vous le remplissiez de l’eau assaisonnée de divers épices. La couleur verdâtre de l’eau peut rebuter eu premier abord, elle vient principalement des herbes fraîches qui y ont mariné. Servis par demi-douzaine les beignets très légers accompagnent parfaitement le liquide. Asseyez-vous tout de même lors de la consommation de ce met, la tâche est vite arrivée !

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Crédits: @jitesbhatt

Pakora – les bouchées de légumes frits

Les pakoras (à ne pas confondre avec Pokhara) sont des petits beignets de légumes frits. On en trouve généralement à la pomme de terre, à l’aubergine ou à la courgette. Servis dans un cornet en papier journal (pratique pour lire les news entre les taches d’huile) ils se picorent en marchant, parfait pour un en-cas ou un petit moment de gourmandise végétarienne. Soyez vigilant, si le vendeur vous demande « chili ? », c’est que certains de ses beignets sont en fait des piments verts entiers recouverts de friture. Bon pour les cracheurs de feu, risqué pour les plus fragiles.

 

Pakoras
Crédits: @thekariclub

Aloo Tikki – Le burger végétarien

Les stands d’Aloo Tikki pullulent dans chaque rue de Delhi tant et si bien que c’est à se demander si ce n’est pas le plat le plus consommé par les locaux. L’Aloo Tikki est en fait un steak de pomme de terre écrasée légèrement épicé. On peut le consommer tel quel avec un chutney ou sous forme de mini burger dans un pain bun. Lorsque vous croisez des indiens marcher un petit burger à la main, ne cherchez pas nécessairement un fast food dans les environs, il y a de grandes chances qu’ils l’aient acheté dans la rue.

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Crédits: @solfinder13

Bhelpuri – La salade composée

Le bhelpuri est un véritable plat composé. On y trouve du riz soufflé, des légumes divers et variés et de nombreux épices et sauces différentes. Chaque cuisinier a sa façon de faire. Plus ou moins épicé selon votre demande, c’est en fait une grande salade composée que vous dégustez par petite portion. Parfait pour accompagner un roll ou une paratha, ce petit plat iconique ne paye pas de mine mais il est tout bonnement délicieux. Servi froid, il a le mérite d’être assez léger par rapport à ses concurrents d’étal.

Bhelpuri
Crédits: @foodie_dil_se_

Les mets sucrés

Lassi – Le yaourt à boire, ou pas

Le lassi est une boisson indienne à l’origine mais que l’on trouve de plus en plus en Europe. A base de lait fermenté et d’eau, il est généralement vendu au verre dans les rues de Delhi. Plus ou moins liquide selon le préparateur, il se boit ou se mange à la cuillère. On peut le retrouver décliné sous plusieurs goûts : nature, mangue, banane ou encore goyave. Très consistant et rafraichissant, il fait office de bon dessert ou de goûter pour ceux qui considèrent les quatre heures comme un repas essentiel de la journée (c’est notre cas). Pensez tout de même à boire un verre d’eau à côté car le lassi peut vous rester sur le ventre en cas de grosse chaleur.

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Crédits: @delhi.foods

Jalebi – Le serpentin au miel

Le jalebi est une spécialité plutôt orientale à l’origine mais qui s’est progressivement implantée en Inde. A cheval entre la pâtisserie et la confiserie, le jalebi est confectionné avec de la farine, du sucre, du miel et parfois de la cardamome, il est ensuite frit dans un bain d’huile bouillante. Généralement on vous emplira une petite assiette de ces sucreries, leur taille pouvant varier. Amateurs de sucreries le jalebi vous emmènera droit au paradis, pour les autres, allez y doucement car en bouche, il parait plus sucré que le sucre lui-même ! Nous nous devons de vous encourager à accompagner cette dégustation d’une bonne rasade d’eau minérale, votre estomac nous remerciera plus tard.

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Crédits: @the_food_worm

Kulfi – Les cônes glacés

Les indiens sont friands de glace, on ne leur en voudra pas vu les chaleurs auxquelles ils sont exposés la plus grande partie de l’année. Passez outre les nombreux vendeurs de glaces occidentales assez peu typiques et orientez-vous vers les chariots métalliques ambulants et cabossés. Les vendeurs de kulfi traversent les rues pour rafraichir leurs concitoyens et ils rencontrent un franc succès où qu’ils se rendent. Le kulfi est une crème glacée à base de lait parfumée généralement à la pistache ou à la cardamome. Présenté en forme de petit cône congelé à même le chariot, il clôture parfaitement un repas de street food ou fait office de rafraichissant express si vous désespérez de trouver une boutique climatisée.

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Crédits: @kulfi_house_medavakkam

Masala Chai – La boisson nationale

Pour accompagner tous ces délicieux plats des rues de Delhi, rien de tel qu’un bon masala chai. C’est la boisson favorite des indiens, elle écrase totalement la concurrence. On trouve des vendeurs de chai absolument partout, ils sont reconnaissables à la délicieuse odeur qui émane de leurs cuves où se mélangent intensément les épices et la cardamome au thé noir et au lait. Le chai se boit à toute heure de la journée, nous vous dirions bien de le consommer avec modération, mais soyons réalistes, cela risque de s’avérer compliqué, même pour les plus sérieux d’entre vous.

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Crédits: @bakers_sweet_takers

Fruits et légumes de saisons

Nous ne pouvions terminer ce guide sans vous parler des vendeurs de fruits et légumes saisonniers prêts à la consommation. A ne pas confondre avec les vendeurs itinérants présents eux toute l’année dans les rues de Delhi. Selon les saisons donc, on trouve leurs étals un peu partout dans les marchés et le long des grands axes, les indiens en raffolent, plaçant ces mets extrêmement simples au rang de poids lourds de l’alimentation sur le pouce. Les trois champions de cette catégorie se divisent en un met salé, un sucré et une boisson.

Le premier est le très populaire épi de mais grillé. Les indiens en raffolent littéralement, il n’est pas rare de croiser des employés en costume trois pièce rejoindre le métro l’attaché caisse dans une main, l’épi de mais dans l’autre. Les stands sont faciles à repérer grâce à l’abondante fumée qui s’en dégage.

Le second est l’ananas. C’est un fruit qui a beaucoup de succès dans les rues de Delhi. Il n’est bien évidemment pas vendu en tant que tel : les vendeurs l’épluchent, le taillent et lui ôtent son cœur. Il est ensuite tranché très finement et vendu par petite portion. Parfait si vous désirez un dessert léger. De plus, l’ananas ne risque pas de vous rendre malade car sa peau le protégeait des bactéries et il n’est évidemment pas lavé à l’eau une fois coupé, vous pouvez le consommer en confiance !

Enfin le troisième est la noix de coco, ou plutôt son eau. Repérable de loin (leurs chariots sont véritablement imposants), les marchands de noix de coco sont tous équipés d’une machette et vous ouvrent le fruit sous les yeux pour que celui-ci garde sa fraîcheur jusqu’au dernier instant. Parfait si vous désirez un rafraichissement léger et naturel.

Nous vous avons sélectionné les mets les plus iconiques des rues de Delhi, vous pourrez bien sûr découvrir d’autres plats en parcourant les rues de la capitale. Certains stands vous effraieront peut être au premier abord, les protocoles d’hygiène étant pour le moins éloigné parfois de nos standards européens. N’ayez crainte, la majorité des aliments de cette sélection sont frits devant vous, limitant donc très grandement les risques de bactéries. Ceci étant dit, certains peuvent être excessifs (on pense ici à des vendeurs ne renouvelant pas l’huile de friture qui tourne au noir pétrole), si vous ne le sentez pas, poursuivez votre chemin, vous retrouverez le même type de plats quelques mètres plus loin. Bon appétit !

Garden of Five Senses, jardin des amours interdits.

Le Garden of Five Senses est le jardin des amours interdits de la jeunesse indienne.

Garden of Five Senses, jardin des amours interdits.

Un parc à droit d’entrée, rarissime à Delhi

  On peut trouver de nombreux parcs à Delhi, du simple square à de véritables forets ou réserves florales. Chacun présente un intérêt différent, si la grande majorité n’a rien de spécial, certains se démarquent dans le lot, pour des raisons parfois particulières. C’est le cas du «Garden of Five Senses » (le jardin des cinq sens). Si vous dites à un Indien que vous allez y passer l’après-midi, celui-ci ne pourra s’empêcher de sourire, vous souhaitant de passer un joyeux moment.

Le Garden of Five Senses est un des rares parcs de Delhi où l’entrée est payante, si elle n’est pas vraiment onéreuse, comptez 30 roupies, elle prend tout son sens lorsque l’on y rentre. Contrairement aux parcs publics à accès libre, ici l’entretien est de mise, les déchets ne traînent pas par terre, l’ensemble est propre et convenablement entretenu. Les architectes et paysagistes des lieux ont eu le bon gout de tenter de créer un parc unique en son genre. Certaines structures sont modernes, d’autres orientées vers l’écologie, les différents espaces se succèdent et l’on peut se balader aussi bien dans une forêt de cactus que dans les rochers composants la colline qui surplombe le parc de laquelle on peut apercevoir les bassins fleuris. Le parc en soi est donc un lieu agréable et véritablement bien entretenu.

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On trouve une grande diversité de plantes dans les différentes zones du parc

Bien plus que de la botanique

   Cependant, si le Garden of Five Senses est si connu à Delhi, ce n’est pas réellement pour la richesse de ses plantes ou encore de ses bassins, la raison se trouve ailleurs. Lorsque l’on entre dans le parc, on remarque assez vite quelque chose de surprenant, les visiteurs sont assez jeunes, et très souvent en couple. Dans les premiers chemins on est assez rapidement surpris par les attitudes libérées. Ici contrairement à la pudeur imposée dans les lieux publics, les amoureux se tiennent la main, se câlinent et s’embrassent. Surprenant mais pourquoi pas ? Après tout ils sont à l’abri des regards emplis de jugements et sont libres de faire ce qu’ils souhaitent.

 La surprise tourne cependant bien vite au choc puis à l’incrédulité lorsque l’on s’enfonce dans les travées du parc. Plus l’on s’éloigne de l’entrée plus l’on croise de jeunes couples. Ceux-ci ne se contente plus de se tenir la main ou de s’embrasser sur un banc, il ont tout prévu, serviettes, oreillers, paravents… Ils s’installent où ils le peuvent pour se cacher des regards indiscrets tant et si bien qu’il devient véritablement impossible de s’approcher d’un monument ou d’une plante intéressante sans déranger un couple occupé, ne parlons même pas de prendre une photographie. Si certains sont posés avec nonchalance et au vu de tous, d’autres sont véritablement cachés, dans les rochers, dans des buissons, sous des barrières de sécurité… La population est tellement dense que certains sont collés les uns aux autres, mais pourquoi se cacher lorsque les seuls visiteurs du parc viennent pour les mêmes raisons que soi ? Lorsque certains nous voient arriver, on peut lire l’étonnement dans leur yeux, comme si nous n’avions pas notre place dans ce parc dédié à aux réunions amoureuses secrètes. On ne se sent bientôt plus à sa place tant la peur de surprendre un moment d’intimité prend le pas sur le désir de découvrir la beauté des jardins.

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La sculpture Prayer for Peace, l’un des rares points d’intérêt du parc

Que penser donc de ce jardin qui parait-il, devient une zone encore plus « à risque » la nuit tombée ? L’entrée payante couplée à l’éloignement de ce parc du centre de la ville fait que la population qui le visite n’y vient que pour une seule raison. S’y rendre seul et en tant que célibataire relève d’un comportement dépressif, nous ne saurions le conseiller, mais y aller entre amis et sans avoir été prévenu auparavant est une expérience assez amusante, même si elle peut parfois tourner à la gêne. Il n’en demeure pas moins qu’une certaine tristesse émane de ces jardins, être obligé de se rendre dans le sud de la capitale et de payer pour passer du temps à l’abri des regards avec sa moitié témoigne de la difficulté que rencontrent les jeunes pour être libres dans leurs relations amoureuses encore aujourd’hui. Les couples se prennent en photo, ils ne les partageront probablement jamais. Ils s’enlacent et profitent du temps qu’ils ont ensembles comme s’il leur était compté, car il faudra rentrer chez soi le soir, loin de sa moitié, et qui sait combien parmi les centaines de couples que nous avons rencontré durant cette surprenante balade, auront ne serait-ce que la chance d’aller jusqu’au bout sans que des obligations familiales ne les séparent ?

Découverte de la splendide Ajmer

Une journée à Ajmer, en dehors des circuits mais pour autant ville magnifique du Rjasthan

Découverte de la splendide Ajmer

Souvent boudée des touristes au profit de Pushkar, Ajmer est une ville qui mérite un crochet d’une journée ou, tout du moins, de quelques heures. Moins fréquentée, la découverte y est plus agréable, le cœur où se trouve la Dargah est certes animé mais aucun vendeur ou guide ne vous agresse. Ajmer est un lieu saint pour les Musulmans mais aussi pour les Hindous.

Je vous propose donc une petite visite des lieux plus emblématiques de cette ville.

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La Sharif Dargah.

NB que par respect pour les fidèles et les lieux, je ne photographie jamais l’intérieur d’une mosquée, d’un temple ou d’un monastère. Même si les appareils photos sont interdits, beaucoup utilisent leur portable pour « immortaliser » ce moment. Chacun voit midi à sa porte !

Il est dit qu’une personne qui prie avec un cœur pur dans la Dargah, verra tous ses vœux réalisés. La Dargah est un sanctuaire soufi dédié au saint Perse Khwaja Moinuddin Chishti. Beaucoup de musulmans croient que Moinuddin Chisti était le descendant direct de Muhammad et c’est à sa demande qu’il est allé en Inde. Il atteignit Ajmer en 1192 via Lahore et y resta jusqu’à sa mort en 1236 après JC. Son tombeau a été construit par l’empereur moghol Humayun (dont on peut trouver le tombeau à Delhi).

C’est l’un des lieux de culte les plus sacrés de l’Inde, non seulement pour les musulmans, mais aussi pour les Hindous qui tiennent le saint en haute estime et vénération. L’endroit est une merveille architecturale, vous n’avez pas besoin d’être religieux pour visiter cette Dargah. Le calme et la sérénité de cet endroit est quelque chose que vous n’obtiendrez nulle part ailleurs. Vous trouverez aux abords et dans la cour des étals vendant des roses que les fidèles (et pourquoi pas vous !) offrent au Khwaja.

Pour pénétrer dans la Dargah, vous devez franchir une série de massives portes en argent aux très belles sculptures. En arrivant dans la cour, vous trouverez, sur votre droite, la tombe du Saint, sculptée dans le marbre.

Il y a plusieurs mosquées à l’intérieur du complexe, construites par les Empereurs Akbar et Shah Jahan, qui se sont fait un devoir de visiter Ajmer au moins une fois par an.

Je vous conseille de vous asseoir, juste à l’extérieur de la tombe, et d’écouter le fascinant Quwwali, il y a quelque chose à propos de cette musique soufie qui reste en vous, je ne sais pas si c’est l’endroit ou les sublimes voix des chanteurs, toujours est-il que vous restez là silencieux, contemplatif et elle vous donne la chair de poule…

Un exemple de musique soufie utilisée dans le film de Bollywood « Jodhaa Akbar »

 

A l’entrée, vous trouverez deux énormes degh (marmites) qui sont utilisés pour la cuisson du Niaz – un mélange de riz, de safran, de noix, de ghee, de sucre et de fruits secs. La nourriture est cuite et distribuée aux fidèles sous forme de Tabarruk (bénédiction) après les prières. Bien que je ne sois pas religieuse, j’ai visité cette Dargah maintes et maintes fois, je peux vous assurer qu’il faut un sacré (c’est le moment de le dire !) timing pour avoir la chance d’avoir le Tabarruk. Voila comment cela se passe : on m’a remis un sac plastique dès que j’ai franchi la porte principale, on m’a dit de revenir 20 minutes plus tard. Le fait est, des hommes étaient en train de préparer le Niaz en le tournant avec des énormes cuillères en bois. A l’échéance des 20 minutes, je me suis postée dans la queue des « élus », ai monté quelques marches et ouvert mon sac pour recevoir le « sésame ». Je ne vous cache pas, qu’avec le recul, je ne suis pas peu fière ! Alors que je retournais écouter la musique avec mon sac plastique, un bon nombre de fidèles m’ont gratifiée de « lucky girl », de « very good».

Quinze minutes avant la prière du soir, dans le cadre du rituel quotidien, des bougies sont placées à l’intérieur des lampes et des versets persans accompagnés de tambours rythmés. Après le récital des versets, des lampes sont placées aux quatre coins de la tombe et allumées. Ce rituel est connu sous le nom de Roshnee (la cérémonie des lumières).

Dans la rue qui mène à la Dargah

 

Le Sonji ki Nasiyan Temple

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Le Sonji ki Nasiyan est un temple jain que vous trouvez un peu en dehors des murs de la ville. Il est dédié à Lord Rishabhdev, le premier Jain Tirthankara. Construit par Seth Moolchand Soni en 1865 , le temple appartient à la secte Digamber du jaïnisme. Le nom du temple est Siddhkoot Chaityalaya et est également connu comme le «Temple Rouge». Après le Swarna Nagari a été ajouté au temple en 1895, il a commencé à être appelé Sone ka Mandir en soulignant la structure dorée.

Le temple a été construit en pierre rouge provenant de Karauli, en suivant le style typique de l’architecture des temples du sud de l’Inde. La passerelle gigantesque, également appelée Gopuram, est un bel exemple de sa riche technique architecturale. Le temple est une structure à deux étages et est divisé en deux parties. Une partie du temple est la zone de culte comprenant l’idole de Lord Adinath ou Rishabhdev, tandis que l’autre forme un musée et comprend une salle. L’intérieur du musée représente les cinq étapes (Panch Kalyanak) dans la vie de Lord Adinath.

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Le premier étage du temple populairement appelé la salle Swarna Nagari qui abrite l’une des créations architecturales les plus étonnantes de l’Univers dans la version du jaïnisme qui constitue également des répliques de plaques d’or de tous les temples jaïns du pays. Environ une tonne d’or ont été utilisée pour la construction de la merveille représentant le panorama de la mythologie Jain, et des anciennes villes d’Ayodhya et de Prayag. Festonné de pierres précieuses, d’or et d’argent, l’endroit est également appelé Soni Ji Ki Nasiyan. Malgré tout le respect que je dois accorder à ce lieu, j’ai vraiment eu l’impression de rentrer dans le monde des petits de Disneyland.

Soni Ji Ki Nasiyan

Le lac Ana Sagar & les jardins de Durga Bagh

L’Ana Sagar Lake est un  lac artificiel construit par Anaji Chauhan (grand-père de Prithviraj Chauhan) entre 1135-1150. Il s’étend sur 13 km, et dévoile la pittoresque la beauté d’Ajmer. Fait intéressant, il se dessèche au cours des mois d’été, mais agit comme une source de subsistance pour tous les habitants de cette ville. Sur sa rive vous trouverez  le Durga Bagh, contenant une série de pavillons de marbre érigés en 1637 par Shah Jahan.

 

Le Fort de Taragarh  & la Miranji Dargah

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Deux façons d’y accéder, pour les moins aventureux, par la route autrement à pied. Je vous avertie, ça monte sévère mais vous aurez une vue imprenable sur Ajmer.

Sur le point le plus haut du fort de Taragarh se trouve le Dargah de Hazrat Miran Syed Husian Asghar Khangswar qui fut le gouverneur d’Ajmer après sa conquête par le sultan Shahabuddin Ghori. A la mort de Qutubuddin Aibak en 1210, les Rajputs Rathor et Chauhan se joignirent pour attaquer de nuit le fort de Taragarh, alors que la plupart des hommes de Miran Saheb étaient en train de collecter des impôts dans le district, et que le nombre de ses garnisons était donc numériquement très faible.

Selon Akhbar-ul-Akhyar, le premier fort construit sur une colline en Inde fût la forteresse de Taragarh à Ajmer. Sa défense et sa force unique résident dans sa robustesse imprenable et de la montagne sur laquelle elle est construite. Cet ancien fort a connu de nombreuses batailles historiques et maintes sièges et a changé de mains avec les conquérants Rajputs, Musulmans, Marathis et Britanniques au cours de sa longue et mouvementée  histoire.

 

En flânant dans les rues d’Ajmer

 

Bonne visite à tous et n’hésitez pas à nous faire part de vos témoignages si vous avez comme nous, adoré cette ville!

Topito sur l’Inde, les contre-vérités des contre-vérités!

J’adore le site de Topito, le style est  humoristique voire décapant ! Par contre, il faudrait que les auteurs des articles fassent un minimum de recherches afin d’éviter d’écrire du grand n’importe quoi. Je suis tombée sur cet article, ça m’a fait sauter au plafond, c’est un amas d’inepties, je suis désolée !

Le voici par commodité :

« Il est facile d’avoir des clichés sur l’Inde et ses habitants tant cette culture est éloignée de la nôtre. Et c’est vrai que pour la plupart des Français un Indien c’est soit un mec qui vend des cacahuètes Gare du Nord, soit un vendeur de Kwik E Mart. Afin de démonter ces clichés, et vous encourager à faire un beau voyage, Topito vous alerte sur les 10 idées reçues qu’on a tous eues sur l’Inde. Eh bon, avouons-le, certaines sont un peu vraies…

L’Inde c’est le pays des Naan, les meilleurs c’est les cheese nans
C’est vrai que c’est bon… sauf qu’en Inde les cheese nans n’existent pas. En fait vos chances de trouver du fromage vont être très limitées. Au mieux, vous aurez un butter nan. Mais vu la richesse de leur gastronomie, ce serait bête de faire une fixette.

Bien sur que le cheese naan existe, il est à base de  paneer (le fromage Indien). Il se mange surtout dans le Nord de l’Inde.

 Prendre le volant là bas c’est pour les kamikazes

Mais non, c’est la mauvaise volonté que de dire ça. En fait, c’est comme ici, sauf qu’il y a 15 fois plus de monde. La base c’est d’utiliser le klaxon, qui ne veut pas dire « Dégage ducon ! » comme dans notre beau pays, mais « t’en fais ce que tu veux, mais moi je passe » Surtout, oubliez tout ce que vous connaissez sur les règles de dépassements, les distances de sécurité, les priorités et remplacez tout ça par du courage et des réflexes… Par contre, les vaches ont priorité, c’est comme ça.

Euh, comment dire, si le fond est véridique, le selfdriving pour un Européen chez Hertz n’est pas autorisé, tu m’étonnes, en 300 mètres, on a plié la voiture !

En Inde, on parle hindou
De la même manière qu’on ne peut pas parler chrétien ou musulman -à moins d’être sacrément beurré- on ne peut parler l’hindou. En vrai c’ est le nom pour les adeptes de la religion Hindou qui est quand même la 3e religion la plus répandue dans le monde avec plus d’un milliard de fidèles, mais même s’il y en avait 100 milliards, ça n’en ferait pas une langue.

Erreur que font la plupart des touristes !

Bon, ben on parle indien alors ?
De la même manière, “l’indien” n’existe pas. Il existe plus de 20 dialectes utilisés selon les peuples et la région en Inde. Au Tamil Nadu on parle tamoul, au Kerala on parle malayalam, au Madhya Pradesh on parle hindi, etc., etc., … La plupart des Indiens en parlent plusieurs, sinon ils ne peuvent comprendre les blagues dégueulasses de leur oncle quand ils vont voir leurs familles dans le sud du pays. Vous vous n’en parlez aucun de toute façon, donc passez directement au point suivant

L’inde a 720 dialectes et 22 langues dont deux sont majoritairement parlées : L’Hindi au Nord et le Tamoul au Sud. Si les Punjabis qui parlent Punjabi (logique, non ?) comprennent et parlent  l’hindi, ils ne piperont pas un mot « des blagues salaces de l’Oncle du Sud » et vice-versa !

L’anglais est la langue la plus parlée
Seuls les Indiens qui sont allés à l’école parlent anglais, c’est donc loin d’être la majorité des conducteurs de Tuk-tuk et des marchands de street food. Vous allez apprendre à marchander avec des signes, vous verrez on s’y fait. Si vous sortez des villes, alors l’anglais vous semblera vite carrément useless.

NI, c’est sur que si vous allez rendre visite à un agriculteur au fin fond du Bihar, votre anglais ne vous sert à rien, par contre, dès que vous arrivez dans des Etats plus « touristiques », ils comprennent tous la langue de Shakespeare, question de survie pour faire du business !

 Le cinéma indien c’est Bollywood
Oui… mais pas que ! Bollywood, c’est l’industrie de cinéma du nord de l’Inde, mais certaines régions ont leur propre industrie et des acteurs/réalisateurs différents. Au Tamil Nadu c’est Kollywood par exemple, au final c’est quand même beaucoup de fleurs, beaucoup de danses, et des films long, très long parfois.

Les films de Kollywood sont surtout de films de super héros absolument hallucinants, à ne surtout pas manquer ; les scènes de bagarre !  

Une classique scène de « fight »

Bon, mais c’est quand même beaucoup de films, et surtout des nazes
Derrière les clichés propres à Bollywood, il y a des films sociaux très intéressants. Surtout, le cinéma en Inde c’est avant tout une fête, les gens crient, applaudissent, huent, bref ils vivent le film à fond, ça change des spectateurs français. Bon, il y aura toujours un peu de danse et une histoire d’amour, c’est comme ça.

Vrai ! Le cinéma Indien « ose » de plus en plus parler des problèmes sociétaux et c’est tant mieux. Cela reste une minorité (pas plus de 15% de la production) mais  grâce à des acteurs tels qu’Irrfan Khan, Amir Khan ou l’actrice Anushkha Sharma, on commence à mettre le doigt sur les plaies.

Les Indiens passent leur temps à dire non
Oui, les Indiens hochent la tête de gauche à droite, tout le temps, et au début c’est vraiment très déstabilisant. Vous allez passer pas mal de moments à croire qu’on vous interdit d’entrer ou de faire un truc, alors qu’on est en train de vous accueillir gentiment. Le pire c’est que pour dire « non » ils pointent le menton vers le haut, un peu comme notre oui quoi… Oui ces gens ne respectent rien, bordel !

Bah non, pour dire non les Indiens ne pointent pas le menton vers le haut, ils disent tout simplement « nahi ». Le geste décrit par l’auteur  veut dire qu’il n’a pas compris ce que vous avez dit et il ajoutera à sa gestuelle « kya ? »

L’Inde c’est crade, ils chient dans la rue et se lavent dans le Gange…
Alors, c’est un peu vrai, mais il faut les comprendre, il y a un très grave problème de surpopulation qu’ils n’ont pas encore trop réglé. Bon c’est vrai que l’hygiène n’est pas le meilleur truc là-bas, mais vu que c’est subi, c’est plus triste qu’autre chose. On a des pays européens riches qui eux, ont de quoi nettoyer et ont quand même des rues qui ressemblent à des décharges.

La saleté des villes est due plus à l’incivisme des locaux qu’autre chose  et n’a rien à voir avec l’hygiène ! Les Indiens sont hyper propres, même avec un dé à coudre d’eau, ils réussiront à se laver, vous pouvez rentrer dans n’importe quelle maison, même la plus humble elle sera toujours nickel. Ce qui tue ce pays, c’est que les gens jettent tous leurs papiers d’emballage ou les sacs plastiques  par terre.

Et ce n’est pas faute d’avoir essayé de leur faire comprendre

Si on mange leurs trucs on va finir malade à coup sur
Bon, il y a deux règles d’or : ne boire que l’eau en bouteille, et ne rien consommer de cru parce que c’est souvent rincé à l’eau. Ce n’est pas qu’on vous conseille de ne boire que de la bière (même si la une bonne « King fisher » ne vous fera pas de mal), mais c’est surtout que l’eau des canalisations est remplie d’excréments. Il y en a qui aiment, mais c’est mieux d’éviter, à moins de vouloir choper une diarrhée qui vous fera regretter d’être vivant. Pour le reste, vous pouvez y aller les yeux fermés, c’est très souvent épicé, mais surtout hyper bon.

NON mais sérieux ? Comment  peut-on  écrire de telles inepties !!!! Les canalisations qui portent l’eau ne sont pas pleines d’excréments. Le problème est que l’eau qui coule au robinet est stockée dans des tankers que vous verrez sur tous les toits des bâtiments et ce sont un ramassis de bactéries ! Donc, c’est vrai, évitez de manger des légumes ou des fruits qui ne s’épluchent pas et faites comme les Indiens, buvez de la « filtred water » à défaut d’eau en bouteille.

Il y a pas mal de snipers dans les rues c’est très dangereux
Non, si les gens arborent des points rouges, c’est pour indiquer qu’ils sont mariés, donc il vaut mieux ne pas toucher… À moins de vraiment vouloir s’en prendre une. Blague à part, l’Inde est un pays très sûr, ce dont vous allez douter au début, car tout le monde va vous dévisager, et quand on dit « dévisager » c’est vraiment qu’ils vont vous regarder fixement pendant très longtemps. Vous n’êtes pas particulièrement beau, vous êtes juste différents, ne vous emballez pas.

Le sindur que se mettent les femmes hindoues à la racine des cheveux veut dire qu’elle est mariée et signifie « longue vie à mon mari ». A quand la même chose de la part du mari ???? Celui sur le front est religieux, cela veut dire qu’ils (homme, femme et enfant) ont fait une pooja.

 (Bonus) Mais le cricket c’est chiant non ?
Mmmmmh… oui bon là ok, c’est vraiment trop chiant le cricket… Mais bon ils sont balèzes qu’en ça, on peut leur laisser.

Le seul point auquel j’adhère à 100%, le cricket est mortellement chiant !

 

Ballade à Lodhi Colony

Découvrez les plus belles œuvres de street art de Lodhi Colony à travers l’objectif de Maharajah Driver

Ballade à Lodhi Colony

Si vous aimez le Street Art, cet endroit de Delhi est fait pour vous!

La fondation St + Art India, une organisation à but non lucratif qui travaille sur des projets artistiques dans des espaces publics afin de rendre l’art accessible à un public plus large, accueille l’incroyable St + Art Festival à Delhi. Le festival de deux mois a réuni plus de 25 artistes de rue de l’Inde et du monde entier pour égayer la ville avec des interventions artistiques comme des peintures murales,. Et grâce à leur travail acharné, ces artistes ont réussi à transformer le quartier Lodhi Colony de Delhi comme premier quartier de Street Art en Inde. Cette galerie d’art à ciel ouvert  est située entre  Khan Market et le marché de Meherchand.  Je vous emmène dans une visite virtuelle  à travers mon objectif. J’espère que vous aimerez!

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