Garden of Five Senses, jardin des amours interdits.

Le Garden of Five Senses est le jardin des amours interdits de la jeunesse indienne.

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Garden of Five Senses, jardin des amours interdits.

Un parc à droit d’entrée, rarissime à Delhi

  On peut trouver de nombreux parcs à Delhi, du simple square à de véritables forets ou réserves florales. Chacun présente un intérêt différent, si la grande majorité n’a rien de spécial, certains se démarquent dans le lot, pour des raisons parfois particulières. C’est le cas du «Garden of Five Senses » (le jardin des cinq sens). Si vous dites à un Indien que vous allez y passer l’après-midi, celui-ci ne pourra s’empêcher de sourire, vous souhaitant de passer un joyeux moment.

Le Garden of Five Senses est un des rares parcs de Delhi où l’entrée est payante, si elle n’est pas vraiment onéreuse, comptez 30 roupies, elle prend tout son sens lorsque l’on y rentre. Contrairement aux parcs publics à accès libre, ici l’entretien est de mise, les déchets ne traînent pas par terre, l’ensemble est propre et convenablement entretenu. Les architectes et paysagistes des lieux ont eu le bon gout de tenter de créer un parc unique en son genre. Certaines structures sont modernes, d’autres orientées vers l’écologie, les différents espaces se succèdent et l’on peut se balader aussi bien dans une forêt de cactus que dans les rochers composants la colline qui surplombe le parc de laquelle on peut apercevoir les bassins fleuris. Le parc en soi est donc un lieu agréable et véritablement bien entretenu.

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On trouve une grande diversité de plantes dans les différentes zones du parc

Bien plus que de la botanique

   Cependant, si le Garden of Five Senses est si connu à Delhi, ce n’est pas réellement pour la richesse de ses plantes ou encore de ses bassins, la raison se trouve ailleurs. Lorsque l’on entre dans le parc, on remarque assez vite quelque chose de surprenant, les visiteurs sont assez jeunes, et très souvent en couple. Dans les premiers chemins on est assez rapidement surpris par les attitudes libérées. Ici contrairement à la pudeur imposée dans les lieux publics, les amoureux se tiennent la main, se câlinent et s’embrassent. Surprenant mais pourquoi pas ? Après tout ils sont à l’abri des regards emplis de jugements et sont libres de faire ce qu’ils souhaitent.

 La surprise tourne cependant bien vite au choc puis à l’incrédulité lorsque l’on s’enfonce dans les travées du parc. Plus l’on s’éloigne de l’entrée plus l’on croise de jeunes couples. Ceux-ci ne se contente plus de se tenir la main ou de s’embrasser sur un banc, il ont tout prévu, serviettes, oreillers, paravents… Ils s’installent où ils le peuvent pour se cacher des regards indiscrets tant et si bien qu’il devient véritablement impossible de s’approcher d’un monument ou d’une plante intéressante sans déranger un couple occupé, ne parlons même pas de prendre une photographie. Si certains sont posés avec nonchalance et au vu de tous, d’autres sont véritablement cachés, dans les rochers, dans des buissons, sous des barrières de sécurité… La population est tellement dense que certains sont collés les uns aux autres, mais pourquoi se cacher lorsque les seuls visiteurs du parc viennent pour les mêmes raisons que soi ? Lorsque certains nous voient arriver, on peut lire l’étonnement dans leur yeux, comme si nous n’avions pas notre place dans ce parc dédié à aux réunions amoureuses secrètes. On ne se sent bientôt plus à sa place tant la peur de surprendre un moment d’intimité prend le pas sur le désir de découvrir la beauté des jardins.

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La sculpture Prayer for Peace, l’un des rares points d’intérêt du parc

Que penser donc de ce jardin qui parait-il, devient une zone encore plus « à risque » la nuit tombée ? L’entrée payante couplée à l’éloignement de ce parc du centre de la ville fait que la population qui le visite n’y vient que pour une seule raison. S’y rendre seul et en tant que célibataire relève d’un comportement dépressif, nous ne saurions le conseiller, mais y aller entre amis et sans avoir été prévenu auparavant est une expérience assez amusante, même si elle peut parfois tourner à la gêne. Il n’en demeure pas moins qu’une certaine tristesse émane de ces jardins, être obligé de se rendre dans le sud de la capitale et de payer pour passer du temps à l’abri des regards avec sa moitié témoigne de la difficulté que rencontrent les jeunes pour être libres dans leurs relations amoureuses encore aujourd’hui. Les couples se prennent en photo, ils ne les partageront probablement jamais. Ils s’enlacent et profitent du temps qu’ils ont ensembles comme s’il leur était compté, car il faudra rentrer chez soi le soir, loin de sa moitié, et qui sait combien parmi les centaines de couples que nous avons rencontré durant cette surprenante balade, auront ne serait-ce que la chance d’aller jusqu’au bout sans que des obligations familiales ne les séparent ?

Ballade à Lodhi Colony

Découvrez les plus belles œuvres de street art de Lodhi Colony à travers l’objectif de Maharajah Driver

Ballade à Lodhi Colony

Si vous aimez le Street Art, cet endroit de Delhi est fait pour vous!

La fondation St + Art India, une organisation à but non lucratif qui travaille sur des projets artistiques dans des espaces publics afin de rendre l’art accessible à un public plus large, accueille l’incroyable St + Art Festival à Delhi. Le festival de deux mois a réuni plus de 25 artistes de rue de l’Inde et du monde entier pour égayer la ville avec des interventions artistiques comme des peintures murales,. Et grâce à leur travail acharné, ces artistes ont réussi à transformer le quartier Lodhi Colony de Delhi comme premier quartier de Street Art en Inde. Cette galerie d’art à ciel ouvert  est située entre  Khan Market et le marché de Meherchand.  Je vous emmène dans une visite virtuelle  à travers mon objectif. J’espère que vous aimerez!

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Les sites oubliés de Delhi – Le parc de Mehrauli

Mehrauli jardin avec mausolee

Bordant le complexe de Qutub Minar, mais boudé par la plupart des touristes, le parc archéologique de Mehrauli contient plus de 100 monuments d’importance historique. Cette ville antique a connu le règne de la dynastie Khalji, de la dynastie Tughlaq, de la dynastie Lodhi, de l’Empire Moghol et du Raj Britannique.

Mehrauli jardin vue sur qutub minar

Il n’y a pas de panneau indiquant cette merveille riche de 1000 ans d’histoire, juste un panneau vertical bleu et jaune, où est écrit  «Dilli Vikas Pradhikaran», c’est l’entrée !

Mehrauli La tombe aux douze piliers et la mosquée

Commencez par la tombe de Balban, un puissant souverain du sultanat de Delhi du XIIIe siècle. Le bâtiment a trois chambres et contient également la tombe du fils de Balban, Khan Shahid.  Les détails du design intérieur sont superbes.

Mehrauli Jamali Kamali Mosque

Situées à proximité, les tombes Jamali et Kamali sont si bien cachées que très peu de personnes connaissent leur existence. Construites entre 1528 et 1529, il comprend une mosquée. Jamali était le pseudonyme du poète Sheikh Fazlullah, alors que l’identité de Kamali reste inconnue. L’intérieur est bien conservé et joliment décoré.

Mehrauli mosquee

En dépit de sa glorieuse histoire, l’endroit a attiré l’attention pour toutes les mauvaises raisons. Selon les habitants, les djinns hantent les monuments, ce qui a eu un impact négatif sur le nombre de visiteurs. Quoi qu’il en soit, l’histoire de Jamali Kamali reste un mystère non résolu.

Mehrauli gallerie

Ensuite, vous tomberez sur l’époque moghole avec la tombe de Quil Khan. Le sentier mène ensuite à la tombe de Khan Shahid, puis à Rajon Ki Baoli, le beau puits.

Mehrauli tombes 2

Mehrauli tombes avec chien

Mehrauli tombes

Mehrauli tombe a arches

Le Rajon ki Baoli est un grand puits à escalier du XVIe siècle sur quatre niveaux, relié à une mosquée et à une tombe. Un autre puits bien alimenté par une source de soufre appelée Gandhak ki Baoli se trouve également à proximité. Les puits d’eau ont été utilisés comme sources d’eau pour les habitants.

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Mehrauli baori puits

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Mehrauli baori puits 4

Mehrauli baori puits 5

Et un superbe parc verdoyant

Mehrauli jardin bougainvilliee

Mehrauli jardin vue sur le batiment

Mehrauli jardin

Ceci est juste un teaser comparé à ce que le lieu détient.

Je ne vous cache pas que la ville de Delhi ou le gouvernement Indien devrait prendre soin de cet endroit laissé, malheureusement, presque à l’abandon.

Les sites oubliés de Delhi

En dehors des sentiers battus, zoom sur les monuments oubliés de Delhi

Les sites oubliés de Delhi

Delhi possède une richesse architecturale indéniable. Comme souvent vous ne passez qu’un ou deux jours sur la capitale, les sites visités sont souvent les « incontournables » tels que de tombeau d’Humayun, Qutab Minar, la Jama Masjid et le Fort Rouge. Pourtant, il y a quelques petites merveilles boudées par les touristes.

Le fort de Tughlaqabad

le fort de Tughlaqabad couverture

En état de ruine, le fort de Tughlaqabad était jadis un symbole de la puissance de la dynastie Tughlaq. Le fort a été construit en 1321 par Ghiyas-ud-din Tughlaq, anciennement connu sous le nom de Ghazi Malik, également fondateur de la dynastie Tughlaq.. Le fort est réparti sur un vaste territoire et est une merveille architecturale.

le fort de Tughlaqabad remparts 2

le fort de Tughlaqabad rempart

le fort de Tughlaqabad remparts 3

Après avoir chassé les dirigeants de Khalji en 1327, Ghiyas-ud-din Tughlaq prit le trône de Delhi et commença immédiatement la construction de son incroyable projet.  C’était une période de troubles politiques et il y avait un danger continu d’attaques mongoles venant du nord-ouest de l’Empire. Pour sauver l’Empire et ses sujets des Mongols, Ghiyas-ud-din construisit le fort Tughlaqabad.

le fort de Tughlaqabad bastion

le fort de Tughlaqabad detail

Le fort présente de magnifiques fortifications en pierre. Construit en grès rouge et en marbre, le fort affiche un fort sens de l’art militaire grâce à ses hauts remparts et bastions. Il est divisé en trois parties: le quartier de la ville, composé de maisons, la citadelle et le palais adjacent comprenant les résidences royales.

le fort de Tughlaqabad vue sur les ruines 2

le fort de Tughlaqabad vue sur les ruines

Plusieurs salles, un long passage secret et une tour nommée Bijai-Mandal se trouvent également dans la citadelle.

le fort de Tughlaqabad arche

le fort de Tughlaqabad passage secret

Il y a un mausolée, construit avec un seul tombeau en forme de dôme et situé sur l’avant-poste sud de la fortification de l’autre côté de l’entrée principale. Le mausolée comprend trois tombes: Ghiyas-ud Din, son épouse et son fils Muhammad Tughlaq.

le fort de Tughlaqabad vue sur Ghiyas-ud-din Tughlaq Tombe

le fort de Tughlaqabad Ghiyas-ud-din Tughlaq entree

Construit par le souverain lui-même, le style de la tombe est conforme à l’architecture indo-islamique. Sur le côté sud-est du fort se trouvent les vestiges de la forteresse d’Adilabad, qui a été construite plus tard par Muhammad-bin Tughlaq, successeur de Ghiyas-ud-din Tughlaq.

Ghiyas-ud-din Tughlaq Tombe arches

Ghiyas-ud-din Tughlaq Tombe

le fort de Tughlaqabad Zafar Khan tombe (2)

le fort de Tughlaqabad Zafar Khan tombe 2

La légende dit que l’extrême enthousiasme du dirigeant de Tughlaq a provoqué un conflit avec le saint soufi Nizamuddin Auliya. Pour achever la construction de sa ville, Ghiyas-ud Din Tughlaq a ordonné à tous les ouvriers de Delhi de travailler dans son fort et a irrité le saint soufi alors que la construction de son baoli (puits) était arrêtée. Cet incident a provoqué une malédiction sur son royaume qui a provoqué l’effondrement de son puissant édifice.

Allez, après les vieilles pierres, un peu de vert !

Le Buddha Jayanti Park

Le Buddha Garden couverture

Tout le monde connait, au moins de nom, le Lodhi Garden mais Delhi a bien d’autres « poumons verts ». L’un deux est Le Buddha Jayanti Park ou Buddha Garden.

Buddha Garden Bougainvillier

Buddha Jayanti Park est situé dans le sud de Delhi, sur la Ridge Road, près de Dhaula Kuan. Le parc a été construit à l’occasion de la commémoration du 2500e anniversaire de l’illumination de Lord Gautam Buddha. Le pittoresque jardin se distingue par ses allées pavées, ses luxuriantes pelouses, ses fleurs, ses ruisseaux, son terrain en pente et ses arbres énormes. L’une des principales attractions du parc est un jeune arbre Bodhi, amené du Sri Lanka et planté ici.

Buddha Garden plan eau

Buddha Garden plan eau 2

Ce jeune arbre a une grande signification pour les Bouddhistes, car il a été extrait du même arbre Bodhi à Bodhgaya, sous lequel le Bouddha a atteint l’illumination. En 261 avant JC, Kunal, le fils de l’empereur Ashoka, prit une jeune pousse de cet arbre et le planta au Sri Lanka.

Buddha Garden plan eau statue

L’autre attraction  est la statue de Buddha assis qui symbolise la gratitude du peuple Tibétain. Cette statue est installée sur un îlot et placée sur une plate-forme carrée entourée d’une clôture circulaire en pierre et d’un chemin, appelé Parikrama. Le tout entouré par des drapeaux de prières, chaque couleur représentant des éléments tels que définis dans Kalachakra Mandala où le jaune représente la terre, le blanc pour l’eau, le rouge pour le feu, le noir pour l’air et le vert pour l’espace.

Buddha Garden arche

Buddha Garden fleurs

Le parc est aussi divisé en  « sous jardins »

Le jardin des cactus

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Buddha Garden cactus 3

Buddha Garden cactus

Le jardin des palmiers:

Buddha Garden palmiers

Buddha Garden palmiers 2

Et le jardins aux roses

Buddha Garden roses 2

Buddha Garden roses 3

Buddha Garden roses

Le Buddha Garden est, comme beaucoup de jardins, un lieu de rendez-vous pour de jeunes couples.

Le tombeau de Humayun

Si vous manquez de temps à Delhi et  ne pouvez visiter qu’un seul site: C’EST LUI!

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Je le visite encore et encore ne m’en lasse pas… il est d’une beauté à couper le souffle, le calme qui y règne vaut de l’or dans une ville comme Delhi. Je l’ai photographié « sous toutes les coutures » et à tous moments de la journée. Le lever ou le coucher du soleil y est juste magique.

Un peu d’histoire :

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Le magnifique mausolée construit en mémoire de l’empereur Humayun, le deuxième souverain moghol à monter sur le trône, est un magnifique témoignage du style d’architecture et des mausolées moghols en Inde. Ce style est un mélange d’influences architecturales persanes, turques et indiennes. Ce style a été introduit pendant le règne d’Akbar le Grand et a atteint son apogée sous le règne de Shah Jahan avec le Taj Mahal.

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Le tombeau a été commandé par Bega Begum, épouse persane de Humayun en 1565, neuf ans après la mort de l’empereur. Il a été achevé en 1572 sous le patronage de l’empereur moghol Akbar, le troisième souverain  et le fils de Humayun. La tombe de Humayun ou Makbara-e -Humayun est l’un des monuments moghols les mieux conservés et a été déclaré site du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1993.

Le complexe funéraire de Humayun comprend plusieurs bâtiments, des tombes et des mosquées. Les principaux bâtiments sont: Nila Guband, Arab Sarai et Bu Halima. Les tombeaux de la royauté moghole et de la noblesse comme Bega Begum, Hamida Banu Begum, Isa Khan et Dara Shikoh sont présents dans le bâtiment principal du mausolée et tout le complexe serait parsemé de plus de 150 tombes qui lui a valu le nom de « dortoir des Moghols ».

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Les tombes et les bâtiments sont centrés autour du sanctuaire du Saint Sufi Hazrat Nizamuddin Auliya du 14ème siècle, situé juste à l’extérieur du complexe. Les Moghols considéraient que c’était un site propice à être enterré près de la tombe d’un saint, et ainsi des générations de la royauté moghole ont choisi d’y être mis en terre.

Pour plus d’informations sur ce sublime mausolée, voici le lien de l’UNESCO :

https://whc.unesco.org/en/list/232

 

Voici quelques photos prises au cours des années.

La tombe Isa Khan 

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La tombe & mosquée d’Afsarwala

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La Tombe du Barbier

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Les jardins

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Le tombeau de Humayun

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Un invité surprise !

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Et le coucher de soleil sur cette merveille

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J’espère que la visite de ce mausolée vous procurera la même joie que moi et que vous tomberez sous son charme. Bonne visite !

Visite du Jantar Mantar de Delhi

Un peu d’histoire:

Le Jantar Mantar est vaste observatoire situé près de Connaught Place en plein centre de la ville. Le Maharaja Jai ​​Singh II de Jaipur était un érudit accompli d’astronomie et d’étude de tous les systèmes, il  voulait raffiner les anciennes tables islamiques Zij afin que l’heure exacte de la journée puisse être déterminée. Pour y parvenir, il a construit Jantar Mantar en 1724 et l’observatoire de Delhi a été le premier à être construit(les autres sont à Jaipur, Varanasi, Ujjain et Mathura).  Il donna à  l’empereur moghol Muhammad Shah la tâche de rectifier le calendrier et les tables astronomiques.

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Le but principal de l’observatoire était de compiler des tables astronomiques et de prédire les temps et les mouvements du soleil, de la lune et des planètes, d’où sont nom Jantar Mantar qui veut dire « instrument de calcul ».  Construits en briques et enduits de chaux, ces instruments ont été réparés et restaurés au cours du temps sans modification significative. Bien « qu’asphyxié » par les hauts buildings de Connaught Place, il est toujours possible de déterminer l’emplacement des planètes avec exactitude.

 

A quoi servent les instruments ?

Le  Misra Yantra

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Le Misra Yantra est le premier instrument que vous trouverez quand vous rentrez. Il est relativement petit et aurait pu être construit par le fils de Jai Singh, Madho Singh, entre 1759 et 1799, puisque l’’instrument n’est pas mentionné dans les récits de Jai Singh. Misra Yantra (qui signifie instrument mixtes) est composé  de cinq instruments différents).

Ce Yantra est unique à l’observatoire de Delhi. Les yantras à cinq composantes sont les Dakshinottara Bhitti, Samrat (une version plus petite du grand cadran solaire, attaché à Misra Yantra, en deux moitiés), Niyat Chakra, Karka Rasivalaya et le quadrant occidental.

Le Niyata Chakra: Indique le méridien à quatre endroits, deux en Europe et un au Japon et dans l’océan Pacifique; la moitié sur un cadran équinoxial

Le Dakshinottara-Bhitti-Yantra: Celui-ci est utilisé pour obtenir les altitudes méridiennes

Le Karka Rasivalaya Yantra: Cet instrument indique l’entrée du Soleil dans le Cancer

 

Le Samrat Yantra

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Le Samrat Yantra, parfois appelé « Instrument suprême » est un cadran solaire équinoxial d’une proportion énorme.

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Bien que l’un des instruments les plus simples, et pas trop différent des cadrans solaires qui avaient été développés des centaines d’années plus tôt, le Samrat Yantra est important car il mesure le temps à une précision qui n’avait jamais été atteinte auparavant.

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Le Jay Prakash Yantra

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Le Jai Prakash Yantra est composé de deux hémisphères creux, chacun sur sa propre plate-forme, d’environ 8,3 mètres de diamètre. Le bord des hémisphères est parallèle au plan horizontal et ouvert au ciel. La partie orientale du Jai Prakash Yantra possède une cave souterraine. Les instruments ont une profondeur totale d’environ 5,5 mètres, dont la moitié est au-dessus du sol tandis que la moitié est coulée. La surface intérieure concave représente une image inversée du ciel, où le point le plus bas est le zénith et le bord des hémisphères est l’horizon.

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Les sphères sont complémentaires; les sections évidées dans l’une correspondent aux sections pleines dans l’autre. Ce facteur dans la conception de l’instrument permettait des lectures nocturnes des corps célestes, ce qui n’était pas possible avec les cadrans hémisphériques antérieurs. Les points cardinaux sont marqués sur le bord de l’hémisphère, avec des fils croisés tendus entre eux. L’ombre du point d’intersection des fils croisés tombant sur la surface concave indique l’emplacement et le chemin du soleil.

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Le Ram Yantra :

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Il est formé de deux  structures jumelles, de forme circulaire avec un pilier au centre. Les murs et le sol sont gradués pour lire les angles horizontaux (azimut) et verticaux (altitude).

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Le Maharaja Jai Singh doit se retourner dans sa tombe (enfin façon de parler) ! Comme vous avez pu le constater sur les photos, ce site est très mal entretenu.  L’argent ne doit pas manquer vu que l’entrée  est de 25 INR pour les Indiens et Dieu seul sait combien ils aiment ce site et de 200 INR pour les touristes étrangers. Donc, si vous allez à Jaipur, visitez plutôt celui là. Il est dans la liste des sites de l’UNESCO, donc, bien évidemment, il est magnifiquement conservé.

 

 

 

Ballade au Lodhi Garden

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La plus bucolique « évasion » de Delhi a été créée par l’épouse de Lord Marquess de Willingdon (le gouverneur général de l’Inde), Lady Willingdon. Elle fit défricher les alentours en 1936 afin d’aménager un parc qui puisse lui rappeler l’Angleterre.

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Il fût d’abord appelé le «Lady Willingdon Park» durant la domination britannique et à l’indépendance, le jardin fut rebaptisé «Lodhi Garden», vu que les mausolées qui s’y trouvent datent de l’ère Lodi.

En 1968, il a été réaménagé par J. A. Stein avec l’aide de Garrett Eckbo.

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Les monuments autour desquels sont aménagés les jardins de Lodhii datent des XVe et XVIe siècles.

Le tombeau de Mohammed Shah, le dernier des souverains Sayyid a été construit en 1444 par Ala-ud-din Alam Shah pour lui rendre hommage.

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Le Bara Gumbad ( le grand dôme) et la mosquée annexe ont été construits en 1494 sous le règne de Sikander Lodi.

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Le Sheesh Gumbad ou le Dôme Glazed a été construit à peu près en même temps mais sa taille est plus petite. Le tombeau de Sikander Lodi a été construit par Ibrahim Lodi en 1517. Il a une ressemblance frappante avec la tombe de Mohammed Shah à l’exception de l’ajout de chhatris le long du dôme.

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Le pont Atha Pula est le pont à huit piliers et fût construit sous le règne de l’Empereur Akbar. Ces huit piliers soutiennent les sept arches sous lesquelles coulent les eaux d’un lac. Ces eaux sont habitées par des cygnes, oies et autres oiseaux aquatiques.

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Quelques œuvres d’artistes contemporains

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Le  Lodhi  Garden est bordé de nombreux arbres, plantes et fleurs qui bourgeonnent entre février et mars.

Le jardin accueille également de nombreuses espèces d’oiseaux qui se reproduisent ici ainsi que de sympathiques écureuils.

Si vous visitez Delhi et avez envie de calme, de vert, de tranquillité ou de faire un jogging, cet endroit est fait pour vous.

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