Maîtriser les codes du Tibet

Les codes du Tibet sont très complexes, maîtriser au moins leur base vous permettra de mieux apprécier votre séjour.

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Maîtriser les codes du Tibet

Tashi Delek, bienvenue au Tibet.

Connaître les coutumes d’un pays à l’avance peut toujours aider, c’est la garantie d’une visite plus agréable et plus conviviale. Nous allons vous montrer comment montrer votre respect et éviter d’offenser les tibétains lors de votre prochain voyage. Autant vous le dire de suite, certaines coutumes vous laisseront sans doute quelque peu perplexes. Ne vous inquiétez pas, les tibétains sont très hospitaliers et faciles à vivre.

Bonjour

Tashi delek est le premier des codes du Tibet

Si un Tibétain rencontre un ami ou une connaissance, il retirera son chapeau et se pliera tout en maintenant son chapeau devant sa poitrine. Toutefois, s’il rencontre un haut responsable ou une personne très respectée, il doit baisser le plus possible son chapeau lorsqu’il s’incline. L’autre personne doit faire preuve de la même courtoisie en retour. Bien que cette coutume disparaisse peu à peu, elle est toujours utilisée de manière assez régulière.

Quant à vous, contentez vous de dire « tashi delek », les Tibétains apprécieront. Dans certains endroits, les anciens vous tirerons la langue (coutume qui se perd également), ils ne vous manquent pas de respect, bien au contraire.

Le Khatag

Le Khatag est l'un des plus anciens codes du Tibet

Présenter le Khatag (une écharpe blanche) est très populaire au Tibet. C’est une pratique traditionnelle de respect et d’hospitalité qui sera appréciée par votre hôte. Vous pouvez découvrir cette coutume plus en profondeur ici

Comment se comporter dans les monastères

Lorsque vous entrez dans un monastère, il existe de nombreux codes à respecter pour ne pas offenser les tibétains

Lorsque vous visitez un monastère, enlevez votre casquette/chapeau si vous en portez avant de rentrer dans le temple. En règle générale, il n’est pas nécessaire d’enlever vos chaussures, même si les moines le font. Les touristes sont autorisés à entrer pendant les cérémonies. Asseyez-vous ou mettez-vous à l’arrière, ou faites le tour de la pièce dans le sens des aiguilles d’une montre – à moins que ce ne soit un monastère de Bon, auquel cas vous devrez marcher dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ne parlez pas à voix haute. Ne rien photographier à l’intérieur sans permission (la photographie à l’extérieur est acceptable). Ne touchez pas aux peintures murales, aux sculptures en beurre ou à d’autres objets que vous voyez. Ne vous asseyez pas avec la plante de vos pieds face à l’autel ou à tout autre objet sacré ou à toute personne. Cette dernière règle peut paraître surprenante si vous n’avez jamais voyagé en Asie. En Inde également, cela ne se fait pas. En vérité, cela arrive souvent par manque d’attention. Le meilleur moyen d’éviter de se faire piéger est de s’asseoir sur ses talons.

Si vous avez acheté du beurre ou de l’huile en guise d’offrande, déposez-le vous-même dans les lampes. Vous pouvez suivre l’exemple d’autres pèlerins en vous inclinant devant diverses statues ou demandez de l’aide à un moine. En général, vous pouvez vous promener dans le bâtiment et vous pouvez entrer dans une pièce non verrouillée, mais évitez rigoureusement d’entrer dans les salles du toit du monastère où les moines pourraient se retirer. De manière générale, ne vous inquiétez pas trop de commettre des faux pas dans un monastère, car si vous êtes sur le point de faire quelque chose de déplacé et que quelqu’un vous aperçoit, on vous arrêtera poliment avant que vous commettiez un impair. Les Tibétains sont vraiment très gentils et ne s’en offusqueront normalement  pas.

Prosternation

La prosternation est très codifiée au Tibet

Quand les Tibétains se rendent dans les monastères, les stupas ou les pagodes, ils se prosternent. Dévotement, ils lèvent leurs mains bien au-dessus de leur tête, font un pas en avant, baissent leurs mains à la hauteur de leur front, font un autre pas en avant, baissent leurs mains devant leur poitrine et font un troisième pas en avant. Puis ils s’agenouillent et s’étendent sur le sol, puis, ils répètent ce processus. Pendant qu’ils se prosternent, ils chantent des mantras, généralement: Om Mani Padme Hum. Vous pourrez les voir faire autour du Potala ou même le long des routes quand ils se rendent en pèlerinage à Lhassa.

Si vous êtes invité

 

En tant qu’hôte, un Tibétain laissera toujours l’invité être le premier, qu’il s’agisse de s’asseoir ou de parler. Préférez l’assise en tailleur car il est très impoli de pointer la plante de vos pieds vers quelqu’un. L’hôtesse ou l’un des enfants de la famille servira un bol de thé au beurre de yak en le présentant à deux mains. En tant qu’invité poli, on ne vide pas son bol car un bol jamais vide signifie une abondance durable. Votre hôte ajoutera plus de thé dans votre bol pour vous assurer qu’il ne sera jamais vide.

Expérience personnelle : J’ai eu la chance dêtre invitée par une famille, j’ai donc bu mon thé au beurre de yak « tibetan style », donc en laissant une petite quantité dans le bol mais la maîtresse de maison continuait à le remplir encore et encore toutes les fois que j’en buvais quelques gouttes. Finalement, un des membres de la famille m’a expliqué qu’un bol plein sur une table est synonyme de retour. J’ai été très touchée.

Pendant les festivals, il arrivera que l’on vous offre une boisson. Avant de la boire, plongez légèrement votre troisième doigt dans le bol et lorsque vous le retirez, envoyez un peu de liquide en l’air. Répétez ce mouvement trois fois pour les trois sacrifices en direction du ciel, de la terre et des ancêtres. Ensuite, vous ne devez boire qu’une fois dans le bol, afin de permettre à votre hôte de pouvoir le remplir. Ce processus est à répéter également trois fois. La quatrième fois que vous buvez, il faut vider le bol. Une fois ce protocole terminé, vous pouvez boire autant que vous le souhaitez. Un dicton souligne l’importance de ce rituel : « Un seul bol fera de bons amis ennemis »

Courtoisie tibétaine

Les Tibétains sont extrêmement courtois et appliquent des règles régissant leurs relations. Par exemple, le langage de la politesse est largement utilisé au Tibet. Les Tibétains l’utilisent pour s’adresser aux personnes âgées, aux personnes à statut social élevé ou aux personnes du même âge et du même statut. S’ils appellent quelqu’un, ils ajouteront ‘la’ après le nom pour montrer leur respect.

Les codes du Tibet : les trucs à ne pas faire

Les trucs à ne pas faire

  • Certains Tibétains croient encore que les photos peuvent voler leur âme. Que vous trouviez cela étrange ou pas, prendre des photos de personnes sans leur permission peut être intrusif. Assurez vous toujours de l’accord des gens.
  • On ne doit pas poser les mains sur l’épaule de l’autre
  • Ne touchez pas la tête d’un Tibétain.
  • Ne marchez pas sur les vêtements des autres et n’empilez pas vos vêtements sur ceux des autres
  • Ne crachez pas et ne tapez pas des mains dans le dos d’un Tibétain.
  • Les vêtements pour femmes, en particulier les sous-vêtements, ne sont pas censés être mis à sécher à l’air libre dans un endroit où les gens passent.
  • Ne sifflez pas, ne criez pas et ne pleurez pas dans une maison.
  • On ne peut pas balayer le sol ou vider la corbeille après qu’un membre de la famille soit sorti de la maison, ou que les invités viennent de partir, ou après le coucher du soleil, ou le premier jour du nouvel an tibétain.
  • On ne peut pas aller chez d’autres personnes à la tombée de la nuit, surtout quand il y a des femmes qui vont accoucher ou qui viennent juste de donner naissance à un bébé, ou des personnes gravement malades qui vivent dans cette maison, ce qui s’applique particulièrement aux étrangers.
  • Si vous apportez du vin d’orge ou du beurre de yak à une famille tibétaine comme cadeau lorsque vous vous rendez chez eux, les Tibétains peuvent soit vous offrir quelque chose qui leur appartient mais ils peuvent également vous rendre votre cadeau. Cela ne veut pas dire qu’ils ne l’ont pas apprécié, c’est juste une autre coutume.

Vous ferez des impairs mais comme je le mentionnais plus haut, les Tibétains sont conscients de la complexité de leur culture et ne vous en tiendront absolument pas rigueur.

Cela fait beaucoup de codes à mémoriser, nous en sommes conscients. Pour autant, si vous commettez quelques impairs, ce qui a de grandes chances d’arriver, les tibétains ne devraient pas vous en tenir rigueur, ils sont conscients de la complexité de leur culture. Voici pour l’essentiel des codes à maîtriser au Tibet, proches et éloignés à la fois de ceux que l’on trouve en Inde.