Découverte de la splendide Ajmer

Une journée à Ajmer, en dehors des circuits mais pour autant ville magnifique du Rjasthan

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Découverte de la splendide Ajmer

Souvent boudée des touristes au profit de Pushkar, Ajmer est une ville qui mérite un crochet d’une journée ou, tout du moins, de quelques heures. Moins fréquentée, la découverte y est plus agréable, le cœur où se trouve la Dargah est certes animé mais aucun vendeur ou guide ne vous agresse. Ajmer est un lieu saint pour les Musulmans mais aussi pour les Hindous.

Je vous propose donc une petite visite des lieux plus emblématiques de cette ville.

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La Sharif Dargah.

NB que par respect pour les fidèles et les lieux, je ne photographie jamais l’intérieur d’une mosquée, d’un temple ou d’un monastère. Même si les appareils photos sont interdits, beaucoup utilisent leur portable pour « immortaliser » ce moment. Chacun voit midi à sa porte !

Il est dit qu’une personne qui prie avec un cœur pur dans la Dargah, verra tous ses vœux réalisés. La Dargah est un sanctuaire soufi dédié au saint Perse Khwaja Moinuddin Chishti. Beaucoup de musulmans croient que Moinuddin Chisti était le descendant direct de Muhammad et c’est à sa demande qu’il est allé en Inde. Il atteignit Ajmer en 1192 via Lahore et y resta jusqu’à sa mort en 1236 après JC. Son tombeau a été construit par l’empereur moghol Humayun (dont on peut trouver le tombeau à Delhi).

C’est l’un des lieux de culte les plus sacrés de l’Inde, non seulement pour les musulmans, mais aussi pour les Hindous qui tiennent le saint en haute estime et vénération. L’endroit est une merveille architecturale, vous n’avez pas besoin d’être religieux pour visiter cette Dargah. Le calme et la sérénité de cet endroit est quelque chose que vous n’obtiendrez nulle part ailleurs. Vous trouverez aux abords et dans la cour des étals vendant des roses que les fidèles (et pourquoi pas vous !) offrent au Khwaja.

Pour pénétrer dans la Dargah, vous devez franchir une série de massives portes en argent aux très belles sculptures. En arrivant dans la cour, vous trouverez, sur votre droite, la tombe du Saint, sculptée dans le marbre.

Il y a plusieurs mosquées à l’intérieur du complexe, construites par les Empereurs Akbar et Shah Jahan, qui se sont fait un devoir de visiter Ajmer au moins une fois par an.

Je vous conseille de vous asseoir, juste à l’extérieur de la tombe, et d’écouter le fascinant Quwwali, il y a quelque chose à propos de cette musique soufie qui reste en vous, je ne sais pas si c’est l’endroit ou les sublimes voix des chanteurs, toujours est-il que vous restez là silencieux, contemplatif et elle vous donne la chair de poule…

Un exemple de musique soufie utilisée dans le film de Bollywood « Jodhaa Akbar »

 

A l’entrée, vous trouverez deux énormes degh (marmites) qui sont utilisés pour la cuisson du Niaz – un mélange de riz, de safran, de noix, de ghee, de sucre et de fruits secs. La nourriture est cuite et distribuée aux fidèles sous forme de Tabarruk (bénédiction) après les prières. Bien que je ne sois pas religieuse, j’ai visité cette Dargah maintes et maintes fois, je peux vous assurer qu’il faut un sacré (c’est le moment de le dire !) timing pour avoir la chance d’avoir le Tabarruk. Voila comment cela se passe : on m’a remis un sac plastique dès que j’ai franchi la porte principale, on m’a dit de revenir 20 minutes plus tard. Le fait est, des hommes étaient en train de préparer le Niaz en le tournant avec des énormes cuillères en bois. A l’échéance des 20 minutes, je me suis postée dans la queue des « élus », ai monté quelques marches et ouvert mon sac pour recevoir le « sésame ». Je ne vous cache pas, qu’avec le recul, je ne suis pas peu fière ! Alors que je retournais écouter la musique avec mon sac plastique, un bon nombre de fidèles m’ont gratifiée de « lucky girl », de « very good».

Quinze minutes avant la prière du soir, dans le cadre du rituel quotidien, des bougies sont placées à l’intérieur des lampes et des versets persans accompagnés de tambours rythmés. Après le récital des versets, des lampes sont placées aux quatre coins de la tombe et allumées. Ce rituel est connu sous le nom de Roshnee (la cérémonie des lumières).

Dans la rue qui mène à la Dargah

 

Le Sonji ki Nasiyan Temple

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Le Sonji ki Nasiyan est un temple jain que vous trouvez un peu en dehors des murs de la ville. Il est dédié à Lord Rishabhdev, le premier Jain Tirthankara. Construit par Seth Moolchand Soni en 1865 , le temple appartient à la secte Digamber du jaïnisme. Le nom du temple est Siddhkoot Chaityalaya et est également connu comme le «Temple Rouge». Après le Swarna Nagari a été ajouté au temple en 1895, il a commencé à être appelé Sone ka Mandir en soulignant la structure dorée.

Le temple a été construit en pierre rouge provenant de Karauli, en suivant le style typique de l’architecture des temples du sud de l’Inde. La passerelle gigantesque, également appelée Gopuram, est un bel exemple de sa riche technique architecturale. Le temple est une structure à deux étages et est divisé en deux parties. Une partie du temple est la zone de culte comprenant l’idole de Lord Adinath ou Rishabhdev, tandis que l’autre forme un musée et comprend une salle. L’intérieur du musée représente les cinq étapes (Panch Kalyanak) dans la vie de Lord Adinath.

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Le premier étage du temple populairement appelé la salle Swarna Nagari qui abrite l’une des créations architecturales les plus étonnantes de l’Univers dans la version du jaïnisme qui constitue également des répliques de plaques d’or de tous les temples jaïns du pays. Environ une tonne d’or ont été utilisée pour la construction de la merveille représentant le panorama de la mythologie Jain, et des anciennes villes d’Ayodhya et de Prayag. Festonné de pierres précieuses, d’or et d’argent, l’endroit est également appelé Soni Ji Ki Nasiyan. Malgré tout le respect que je dois accorder à ce lieu, j’ai vraiment eu l’impression de rentrer dans le monde des petits de Disneyland.

Soni Ji Ki Nasiyan

Le lac Ana Sagar & les jardins de Durga Bagh

L’Ana Sagar Lake est un  lac artificiel construit par Anaji Chauhan (grand-père de Prithviraj Chauhan) entre 1135-1150. Il s’étend sur 13 km, et dévoile la pittoresque la beauté d’Ajmer. Fait intéressant, il se dessèche au cours des mois d’été, mais agit comme une source de subsistance pour tous les habitants de cette ville. Sur sa rive vous trouverez  le Durga Bagh, contenant une série de pavillons de marbre érigés en 1637 par Shah Jahan.

 

Le Fort de Taragarh  & la Miranji Dargah

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Deux façons d’y accéder, pour les moins aventureux, par la route autrement à pied. Je vous avertie, ça monte sévère mais vous aurez une vue imprenable sur Ajmer.

Sur le point le plus haut du fort de Taragarh se trouve le Dargah de Hazrat Miran Syed Husian Asghar Khangswar qui fut le gouverneur d’Ajmer après sa conquête par le sultan Shahabuddin Ghori. A la mort de Qutubuddin Aibak en 1210, les Rajputs Rathor et Chauhan se joignirent pour attaquer de nuit le fort de Taragarh, alors que la plupart des hommes de Miran Saheb étaient en train de collecter des impôts dans le district, et que le nombre de ses garnisons était donc numériquement très faible.

Selon Akhbar-ul-Akhyar, le premier fort construit sur une colline en Inde fût la forteresse de Taragarh à Ajmer. Sa défense et sa force unique résident dans sa robustesse imprenable et de la montagne sur laquelle elle est construite. Cet ancien fort a connu de nombreuses batailles historiques et maintes sièges et a changé de mains avec les conquérants Rajputs, Musulmans, Marathis et Britanniques au cours de sa longue et mouvementée  histoire.

 

En flânant dans les rues d’Ajmer

 

Bonne visite à tous et n’hésitez pas à nous faire part de vos témoignages si vous avez comme nous, adoré cette ville!

Bandipur, le joyau caché du Népal

Nous devons quitter Pokhara aujourd’hui pour renter sur Kathmandu, je propose de faire un petit crochet de quelques kilomètres sur la route entre Kathmandu et Pokhara, pour visiter la charmante bourgade de Bandipur qui, contrairement à la plupart des comptoirs commerciaux dans les collines du Népal,  a conservé ses profondes racines Newari – temples, sanctuaires, grottes sacrées, innombrables festivals et une architecture traditionnelle.

Sur la route, nous nous arrêtons pour boire un chai dans un boui-boui.

 

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Situées à 1 030 m d’altitude, les collines environnantes de Bandipur sont idéales pour faire de la randonnée le long de sentiers qui traversent des villages tribaux, des forêts verdoyantes et des sanctuaires perchés sur les collines qui autrefois servaient de forteresses.

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Après la conquête de la vallée de Kathmandu en 1768 par le roi Prithvi Narayan Shah, de nombreux habitants de la vallée de Newar se sont déplacés pour créer des comptoirs dans les collines pour répondre aux besoins d’une Inde britannique de plus en plus mercantile et de l’arrière-pays himalayen.

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Le  village de montagne a été transformé en un centre commercial animé et Bandipur est devenu un point de passage sur la fameuse route Indo-Tibet. Dans les années 1800, les commerçants venaient du Tibet avec des gousses de musc, des herbes de montagne, des peaux d’animaux et des chevaux.Le calico, le tabac, la verrerie et le kérosène sont venus de l’Inde britannique.

typique-panier-nepalais-bandipur-nepalSon apogée a duré jusque dans les années 1950 ; Pokhara, avec son aérodrome, a pris de l’importance et, en 1972, l’autoroute Kathmandu-Pokhara a contourné Bandipur et l’a complètement isolée. Mais la création de l’autoroute était une bénédiction déguisée – alors que de nombreuses villes Newari ont perdu leur caractère distinctif, Bandipur a conservé les vestiges de l’âge d’or de la ville, encore visibles dans les vieilles demeures en briques rouges,.

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Les noms de lieux autour de Bandipur indiquent que les Magars, dont les chefs dominaient de nombreuses principautés du centre du Népal actuel, habitait à l’origine la région environnante, connue sous le nom de Tanahun.Lorsque Prithvi Narayan Shah de Gorkha entreprit d’étendre sa domination, Tanahun était un puissant adversaire qui ne fut vaincu qu’après une dure bataille.

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La majorité des résidents actuels sont, à l’origine, des commerçants de Bhaktapur qui se sont rendus à Bandipur et s’y sont installés. Alors que les Newars sont prédominants à Bandipur, les groupes ethniques Magar et Gurung habitent les coteaux où ils cultivent le riz, le millet et le maïs sur des champs en terrasse.

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On ne peut accéder au centre de la ville qu’à pied. Impeccable et propre, la rue principale est longée de bâtisses de style Newari dont la plupart sont devenues des commerces, cafés ou maisons d’hôtes. Flânez, explorez les ruelles dans lesquelles vous redécouvrirez le  rythme tranquille des villages. À l’extrémité nord-est du bazar (qui est la principale rue commerçante), le temple de Bindebasini, à deux étages, est dédié à Durga. Ses murs sont couverts de sculptures. La bibliothèque Padma, située face au temple sur la place, est un bâtiment du XVIIIe siècle aux fenêtres et aux poutres sculptées.

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Outre les admirables demeures, si vous avez du temps ou si vous dormirez en ville, ne manquez pas  temple Tani Mai, à une trentaine de minutes de marche. Vous aurez une vue imprenables sur les sommets himalayens et sur la vallée de Marsyangdi.

 

Si vous avez la chance de venir au Népal, arrêtez-vous, ne serait ce que quelques heures, dans cette sublime bourgade et rencontrer de sympathiques locaux.

Pokhara, la ville aux lacs.

Pokhara est une ville magnifique à découvrir au Népal, entre ses sublimes lacs et ses temples dans les montagnes, une destination à ne pas manquer.

Pokhara, la ville aux lacs.

Premier jour à Pokhara

 Après quelques jours à Kathmandu, nous partons pour Pokhara. Une très jolie ville entourée de la chaine de l’Annapurna et fameuse pour son lac aux barquettes multicolores. Pour la rallier, vous pouvez le faire par la route en voiture ou en bus Deluxe ou par avion. C’est ce que nous avons choisi car par temps clair, ce vol de 25 minutes est juste éblouissant car nous longeons les montagnes. Il n’est pas excessif un peu plus de 80 euros par personne, donc, si vous pouvez vous le permettre, ne le manquez surtout pas !

Barques sur le lac Phewa

Notre compagnie est la Simrik Airlines et l’avion ressemble fort à un jet privé. Bien évidemment, pas de services à bord vu le très court vol, l’hôtesse passe avec un plateau où se trouvent des bonbons, du coton (pour les oreilles) et des lingettes rafraîchissantes. Nous avons une chance de fou, le ciel est dégagé et limpide et nous allons pouvoir admirer les montagnes. Seul hic, les hublots sont recouverts d’un film marron, ce qui gâche la qualité des photos. Dans le sens Kathmandu/Pokhara, il faut s’asseoir du coté gauche quand vous pénétrez dans l’avion.

Nous n’avons pas une agence de voyage pour rien, nous avons donc un chauffeur, Bhim, qui nous attend à l’aéroport !! Les sites à voir sont souvent éloignés du lac la voiture est le meilleur moyen de visiter sans perdre un temps fou dans les transports locaux. Après un check in à notre guesthouse (bien évidemment à 2 pas du lac !) nous partons pour Devi’s Falls. Je ne vous cache pas que j’y suis allée trois fois et que la cascade ressemblait plus à un robinet qui fuit qu’aux chutes du Niagara…. Mais vu que la mousson, cette année, est particulièrement active, je pense que ce sera la bonne !

Juste en face se trouve la Gupteswar Mahadev cave ou Shiva’s cave. Un escalier en colimaçon bien kitch mène à l’entrée. Lorsque vous entrez dans la grotte qui  est éclairée par une série de lumières qui s’éteignent souvent. Il est donc recommandé de porter des torches. À environ 40 mètres, vous pouvez voir une statue de Lord Shiva qui a été découverte lorsque deux habitants ont accidentellement traversé la grotte. La statue est considérée comme sacrée par les Hindous et est devenu un lieu de pèlerinage.

Lorsque vous atteignez la fin, vous pouvez enfin voir où la chute de Devi se termine, il y a un escalier pour monter au point où vous voyez la fente au centre de la grotte (fermé quand nous y sommes allés car il est trop glissant). Lorsque vous atteignez la plate-forme, le rugissement de la cascade est assourdissant, la force de l’eau est suffisamment forte pour vous éclabousser de gouttelettes.

Gupteswar Mahadev cave

Nous retournons près du lac pour l’immanquable boat ride. Au choix, location de la barque pour une heure ou deux avec ou sans « pilote ». Comme notre estomac crie famine, nous optons pour deux heures et un driver. J’ai souvenir d’avoir déjeuné dans un restaurant hyper sympa de l’autre coté de la rive mais ma mémoire flanche et je ne me rappelle plus où il est situé ni son nom. Pas vraiment utile notre « gondolier » car il y a une myriade de restos et ma description ne l’inspire guère. Donc, on les fait tous et je me mets aussi à ramer, à deux ça va plus vite et je peux me préparer pour la prochaine édition de Pékin Express ! Quand finalement nous le trouvons, manque de chance, il est fermé car nous sommes en basse saison. C’est vrai que cette ballade en bateau est belle, vue sur le World Peace Pagoda, sur Sarangkot d’ où se lancent les adeptes du parapente et sur un énorme Buddha doré niché au milieu de la forêt que je ne connais pas.

Retour sur la terre ferme, après un lunch au Maya Restaurant, nous partons à la recherche de ce Buddha. Il n’est pas facile d’accès, il faut passer un groupe de maisons et crapahuter sur un micro sentier. Mais il est magnifique et la vue sur le lac est sublime.

Le Golden Budda

Vue sur le lac du Golden Buddha

Nous sommes en fin d’après-midi et après une petite halte à l’hôtel, en route pour ce que j’appelle la Marina. Cette rue centrale qui longe le lac est remplie de restaurants, bars et boutiques. La ballade est sympa, car contrairement à l’Inde, il est interdit de klaxonner au Népal. Pokhara comme Kathmandu a une vie nocturne, beaucoup de bars et restos proposent de la musique live ; du reggae à la salsa en passant par du Bollywood, il y en a pour tous les goûts.

Deuxième jour à Pokhara

 Sept heures du mat, le ciel est dégagé nous montons donc à Sarangkot d’où il y a une vue incroyable sur les cimes enneigées. Bon, pour arriver au belvédère il faut monter des marches, bien Népalaises, c’est-à-dire raides ! Mais quelle merveille, on a l’impression de pouvoir toucher les nuages et les montagnes.

Deuxième « escalade » de la journée, le World Peace Pagoda. Pour y accéder, il faut monter 200 marches, on y arrive essoufflé !!!!!  Le Shanti Stupa (son autre nom) est d’un blanc immaculé et se trouve au sommet d’une colline ayant une magnifique vue sur la chaîne de l’Annapurna et surplombant le lac Phewa Tal. Construite dans les années 70 par des moines bouddhistes de l’organisation japonaise Nipponzan Myohoji, cette pagode est l’une des 80 pagodes de la paix dans le monde. Elles sont construites pour unir tous les peuples, peu importe leur origine et leur croyance.

Le Stupa comporte deux niveaux, il faut d’abord faire le tour du niveau inferieur (dans le sens des aiguilles d’une montre et surtout enlever ses chaussures) puis gravir quelques marches pour accéder à l’étage supérieur où se trouvent quatre énormes statues de Buddha, dans des niches, situées aux quatre points cardinaux. Chaque statue représente des événements importants liés au Bouddha et ont été nommés selon l’endroit où ils ont eu lieu. Le meilleur moment pour visiter ce stupa est bien évidement au lever ou au coucher du soleil.

Les camps de réfugiés Tibétains.

 Après la prise de contrôle du Tibet par la Chine, il y a eu un afflux de plus de 300 000 exilés / réfugiés au Népal sur le chemin de Dharamsala en Inde. On estime que 60 000 personnes se sont installées au Népal. Chaque année, 2 500 réfugiés traversent la frontière pour se rendre en Inde ou s’installer au Népal. Il y a 12 camps officiels. 8 à Katmandou et 4 à Pokhara (Tashi Ling, Tashi Palkhiel, Jampaling et Paljorling). Il y a plusieurs autres villages plus petits dans les collines environnantes autour de Pokhara.

Jusqu’en 1989, les exilés tibétains étaient autorisés à recevoir des cartes d’identité et une assistance économique. Depuis lors, en raison d’un accord commercial entre la Chine et le Népal, le Népal a accepté de ne plus reconnaître les réfugiés tibétains. Ils n’ont plus le droit de posséder des terres, de conduire une voiture, de travailler ou de prétendre à une prestation de l’État.

Alors que les colonies de réfugiés tibétains ont été créées pour répondre aux besoins immédiats d’assistance au peuple tibétain, de nombreux Tibétains vivent du tourisme. De nombreux réfugiés tibétains n’étant plus autorisés à travailler, la vente de bijoux, de bibelots, de sculptures et de tapis faits à la main est une forme de revenu. Les camps les plus fréquemment visités sont Tashi Palkhie et Jampaling en raison de leur proximité avec la ville. Tous les camps ont un petit Monastère Bouddhiste où vous serez toujours les bienvenus. Par respect pour ces gens, je n’ai pas retenu utile de prendre des photos.

International Mountain Museum

 Si vous avez le temps, allez- y ! Vous y trouverez des renseignements sur les ethnies Népalaises ainsi que des maisons de villages, sur l’histoire des ascensions des sommets de la chaine de l’Himalaya, une explication sur la création de la ville de Pokhara mais aussi de très intéressantes informations sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur les lacs Népalais. Et pour finir, la projection d’un film sur l’Everest.

Nous vous souhaitons un excellent voyage au Népal, en espérant que ces informations vous seront utiles si vous vous rendez à Pokhara. N’hésitez pas à partager avec nous vos propres récits de voyages! A bientôt sur les routes népalaises.

Swayambhunath, le stupa habité par les singes.

Swayambhunath est ul lieu emblématique de Kathmandu. Entre les nombreux singes qui l’habitent et le paysage qui s’étend devant vous, il est essentiel de le visiter.

Swayambhunath, le stupa habité par les singes.

 Situé à distance de 3 km à l’ouest de Thamel, sur une colline, se dresse un stupa en forme de dôme blanc, appelé Swayambhunath. Vous pouvez y aller à pied. Le stupa porte plusieurs noms, dont Swayambhunath ou Svayambhu. Swayambhu était également surnommé « Le temple des singes » en raison du grand nombre de primates qui y vivent. Surplombant la majeure partie de la vallée. C’est un endroit idéal pour avoir une vue panoramique sur la ville. Le site lui-même est la marque de la foi et de l’harmonie depuis des siècles. La gloire de la vallée de Kathmandu aurait commencé ici.

Swayambhunath dome en or

Les anciennes écritures et les témoignages historiques indiquent que la vallée de Katmandou était jadis submergée par l’eau il y a plus de 2 000 ans. La mythologie bouddhiste dit qu’à partir de ce lac, une seule fleur de lotus a émergé. La vallée était alors connue sous le nom de Swayambhu ou «auto-créé» ou «auto-existant».

Swayambhunath

Une légende secondaire raconte l’histoire d’un temple qui jaillit d’un lac qui avait une flamme éternelle sur laquelle Swayambhunath était alors construit. Un troisième récit dit que Manjushree a utilisé son épée pour ouvrir une montagne laissant les eaux du lac s’écouler et révéler la vallée. Le stupa se leva alors du lotus susmentionné.

Swayambhunath meme les singes tournent les moulins a priere

Un testament écrit suggère que le roi Varsadeva (Vrsadeva) a construit un temple ici au début du Vème siècle. On trouve également une tablette de pierre endommagée sur le site, ce qui confirme que le roi Mānadeva avait déjà travaillé ici en 640 de notre ère. Ce que l’on sait, c’est que Swayambhu est probablement issu d’une série de plus petits temples sur la colline. Ces temples plus petits ont finalement fusionné dans le grand stupa que nous voyons aujourd’hui. Le roi Pratap Malla a construit le long escalier qui mène au stupa au XVIIème siècle. Dans tous les cas, Swayambhu est reconnu comme le plus vieux stupa du Népal.

Swayambhunath les marches qui tuent

Pour accéder au stupa, il faut gravir les 365 marches de pierre extrêmement raides, tout un défi ! Pour les moins courageux, il y a aussi une route qui monte presque jusqu’au sommet. Un grand nombre de bouddhistes et d’hindous visitent Swayambhunath tout au long de la journée. C’est peut-être le meilleur endroit pour observer l’harmonie religieuse au Népal. Je vous déconseille de la visiter le samedi, jour de repos au Népal.

Swayambhunath la foule du samedi

L’attraction principale est un grand stupa blanc entouré de nombreux petits sanctuaires et temples. Le temple a subi une rénovation majeure en 2010, comprenant plus de 20 kg d’or pour redorer le dôme. Le sanctuaire d’Anantapur (l’un des grands chedis blancs près du stupa) a été détruit lors du séisme du 25 avril 2015 au Népal. Le monastère à l’arrière du stupa a également été gravement endommagé. Cependant, la grande majorité de Swayambhunath est indemne.

Swayambhunath Anantapur

Nous partons ensuite pour un autre important centre Bouddhiste, Buddhanath qui fera l’objet d’un autre récit de voyage.

Bonne visite de Kathmandu !

Rencontre avec les moines de Namobuddha

Non loin de Kathmandu, le monastère de Namobuddha est un havre de paix. Vous pouvez y résider avec les moines et assister à leur puja.

Rencontre avec les moines de Namobuddha

Il fait une chaleur de psychopathes à Delhi, je vais donc me mettre au vert au Népal! J’aime beaucoup ce pays, il est différent de l’Inde, beaucoup moins « chaotique ».

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Notre agence a un bureau à Kathmandu,  je dois y rencontrer nos clients. La plupart sont Italiens, je vais donc servir de guide sur la capitale mais aussi à Pokhara et à Namobuddha. Ah, Namobuddha, c’est mon MacLeodganj Népalais !!!! Nature, monastère, moines bouddhistes et ce je ne sais quoi qui m’y fait retourner, encore et encore, toutes les fois que je me trouve dans le pays.namobuddha monastere 4

Une route quelque peu chaotique

Nous partons donc, tôt le matin pour éviter la circulation de la capitale. Nous sommes en période de moussons, il pleut pratiquement tous les jours. Je sais que la voiture ne pourra pas monter jusqu’au monastère et c’est tant mieux ! Arrivés à Dhulikhel, nous prenons une petite route sur la droite, il faut payer une sorte de « droit d’entrée », le préposé ressemble à Bob Marley avec ses dreadlocks! La route, au milieu d’une forêt,  est hyper boueuse, nous arrivons à progresser sur une dizaine de kilomètres mais il faut se rendre à l’évidence, pas moyen de continuer en voiture. C’est parti pour une rando d’une heure, nous avons de la chance: le soleil est au rendez-vous. Par contre, comme nous sommes partis de bonne heure et sans petit-déjeuner, nos estomacs crient famine. Après avoir traversé le village qui est complètement « embourbé », nous rejoignons le Namobuddha Resort.

rando a namobuddha etat de la route

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rando a namobuddha premier village

C’est un resort avec lequel nous travaillons, un petit paradis immergé dans la nature. Ce sera notre pause petit-déjeuner, presque tout ce qui est servi est fait maison.

Namobuddha Resort 2

Namobuddha Resort

Nous payons nos pantagruéliques breakfasts et nous nous remettons en marche. Je connais le raccourci qui évite de se remettre sur la route. En quelques minutes, nous sommes sur le sentier au milieu des drapeaux de prières qui flottent au vent. Sur la droite, on peut apercevoir le monastère juché sur sa colline. C’est juste divin !

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rando a namobuddha vue

On traverse un hameau où s’arrête le bus si vous y venez par ce moyen de transport.

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rando a namobuddha hameau douche

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rando a namobuddha hameau piments

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On y est presque, la montée est raide et je reconnais la petite épicerie appartenant au monastère. Je suis une habituée des lieux, je vais donc directement à la « maison rouge », là où se trouve le lama qui s’occupe de la guesthouse. Nous prenons possession de nos chambres, le confort est simple mais tout est  très propre.

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Un véritable havre de paix

Quand vous avez la chance de résider dans un monastère, il ne faut surtout pas manquer la puja. Il y en a deux par jour, celle du matin à 06 heures et celle du soir à 15.30.  On a beau ne pas être Bouddhiste et ne rien comprendre aux mantras ou aux codes, ça vous met la chair de poule !  C’est difficile à expliquer : le lieu, les cymbales, les cornes, les gongs et les voix pour certaines très graves d’autres plus neutres. Tout cela me « retourne » et je ne suis pas la seule, tous les « guests » semblent touchés par cette zenitude si je peux dire. Enfin, vous avez compris, ça ne se décrit pas, ça se vit !

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Namobuddha Monastere escalier

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Namobuddha Monastere moulins a prieres

Namobuddha Monastere petit stupa

Namobuddha Monastere pilliers

Namobuddha Monastere porte a l'arriere

Après ce moment « chamboulant », je fais visiter le monastère à mes clients et, bien évidement, nous tournons les moulins à prières « Om Mani Padme Hum ». Nous parlons avec quelques moines, ils ne sont pas très à l’aise avec l’anglais mais on se débrouille plutôt bien : un peu d’hindi, deux mots de népali, l’anglais et les mains on arriverait presque à faire une dissertation orale sur l’Empire Merovingien !!

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Namobuddha Monastere moines nettoient

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namobuddha monastere jeune moine

Le dîner est servi à 19.00 dans le grand réfectoire. C’est un sacré moment car on mange avec les jeunes moines. Ils ont entre 5 et 12 ans et même vêtus de robes rouges et jaunes, ils restent des enfants. Le moine adulte qui supervise les laisse partir en roue libre : Ils se chamaillent, se pincent ou rient à gorge déployée. En un mot, le réfectoire d’une école primaire ! Les jeunes moines attaquent leur assiettes après avoir récité leur « donnez nous notre pain quotidien ». Un novice nous apporte une timbale en acier, un autre une cuillère et un troisième arrive avec un genre de pot de peinture de 25 litres avec dedans du riz légèrement liquide agrémenté de quelques haricots rouges. Deux louches par tête et voila le repas ! J’avais prévenu mes clients, on ne vient pas dans un monastère pour la gastronomie !!! Ce n’est pas mauvais en soit  mais il faut manger vite car ils reviennent cinq minutes plus tard pour débarrasser. Après ce dîner au lance pierre, nous avons encore faim, direction la petite épicerie en contrebas. Elle ne désemplit pas, c’est un va et vient de touristes et de moines. Nous optons pour des tchais et deux paquets de gâteaux, ce sera notre dessert.

epicerie du monastere

De jeunes moines jouent au foot, on se joint à eux. J’ai un succès fou, nous sommes en pleine Coupe du Monde et la France est qualifiée pour la finale. LLoris, Mbappé et Deschamps sont des noms qu’ils connaissent bien et je finis le « match », accompagnée de trois moines, par un dab !  Dommage que personne n’avait d’appareil photo ou portable car des robes rouges en position dab, je suis sure que Pogba aurait aimé !

21h30 extinction des feux.

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namobuddha monastere lever du soleil

Réveil à 05h30, nous voulons assister à la puja du matin. Le ciel est dégagé et le lever du soleil sur les montagnes est juste féerique.  Le temps de prendre quelques photos, direction le « shrine ». Nous ne sommes pas les seuls à marcher au radar, les novices sont tout ensommeillés. La prière est courte et c’est l’heure du petit- déjeuner composé d’un tchai et d’un  pain.

Il est l’heure de redescendre, nous avons rendez-vous avec notre chauffeur, nous saluons nos hôtes d’un jour.

Si vous avez la chance de séjourner dans ce monastère, vous trouverez des informations placardées sur les armoires quant au respect des lieux, d’économie d’eau et autre, ces règles sont à respecter pour que ce lieu demeure ouvert au public, il est vrai que ce n’est pas un hôtel mais bien un monastère.

A la rencontre des ethnies du Népal

Zoom sur quelques unes des plus emblématiques ethnies népalaises.

A la rencontre des ethnies du Népal

Quarante castes et tribus différentes composent la population Népalaise. C’est un pays qui présente une vaste mosaïque de croyances et de traditions. Face à tant de diversité, il est donc impossible de synthétiser en quelques mots les spécificités de chacune ; des Indo-Népalais ou des Tibéto-Népalais, vous croiserez des visages tous différents.

Le meilleur moyen de rencontrer ces populations qui vivent souvent dans des régions reculées est de faire des trekkings ou randonnées qui vous permettront d’accéder à leurs villages

Les Sherpas 

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C’est le groupe ethnique le plus célèbre du Népal, il y a plus de 500 ans, un groupe de bouddhistes tibétains a quitté le Tibet pour se rendre dans la région de l’Everest au Népal afin d’être plus près de la montagne qu’ils vénèrent. Lakhpa, Dorjee, Tenzing, Nawang, Tashi sont des noms typiques Sherpas que vous entendrez souvent. Ils signifient simplement lundi, mardi, mercredi, etc et ont été appelés selon le jour de la semaine où ils sont nés.

Ces célèbres montagnards du Népal sont toujours en mouvement; parfois vers les pâturages plus verts et plus chauds vers le sud; parfois pour faire du commerce et parfois pour escalader la montagne en tant que guide, leader ou simplement porteur. Beaucoup de Sherpas ont établi des records dans le monde de l’alpinisme. Tenzing Norgay Sherpa et Sir Edmund Hillary ont été les premiers à gravir l’Everest, la plus haute montagne du monde en 1953. Ang Rita Sherpa, surnommée «le léopard des neiges», a gravi les plus hautes montagnes pour la dixième fois en 1996, un exploit étonnant pour tout être humain car sans masque à oxygène.

Bien évidemment, votre guide ou votre porteur pendant votre trekking sera un Sherpa mais si vous désirez découvrir leurs villages et mode de vie, le Solukhumbu trek sera le plus approprié. Il se déroule de 9  (niveau facile) à 16 jours est relativement modéré.

Les Gurungs 

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Au milieu des collines et des vallées le long du versant sud de l’Annapurna au centre-ouest du Népal; les Gurung cohabitent avec d’autres groupes ethniques. La majorité d’entre eux, les Magars et leurs homologues de Khasa, ont formé la majeure partie du célèbre régiment de Gorkha de l’armée Britannique et Indienne. Ces personnes robustes et travailleuses ont une physionomie mongole. L’économie des Gurungs repose principalement sur l’agriculture, l’élevage et les services dans l’armée. Ils cultivent du riz, du blé, du maïs, du mil et des pommes de terre. La culture en terrasses est la norme. Ils tirent également leur subsistance de l’élevage de moutons pour la viande et la laine. La plupart des familles Gurung a une source de revenus importante; les pensions et les salaires des membres de la famille qui sont dans l’armée.

Le massif de l’Annapurna abrite les villages Gurungs, le trekking le plus court  est de 6 jours avec quelques petites difficultés. Une randonnée permettant beaucoup de rencontres avec les populations de petits villages peu connus et authentiques. Une expérience  au plus prés des habitants permettant de voir les grands sommets Himalayas et découvrir la culture des différentes ethnies.

Les Tamangs 

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Le nom Tamang signifie « marchand de chevaux ». La majorité des Tamangs suivent le bouddhisme tibétain, mais ils se mêlent fortement à l’animisme et, dans une moindre mesure, à l’hindouisme. Leurs prêtres ou lamas jouent un rôle dominant dans la communauté. Les Tamangs ont une culture artistique riche, en particulier en termes de musique et de danse. L’agriculture a été leur principale source de revenus. La plupart du temps, ils cultivent leurs propres terres.

Les trekkings Langtang Heritage ou le Timal permettent  la découverte d’un Népal où des gens simples vous ouvriront leurs portes avec un large sourire.

Les Magars 

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Les Magars sont un autre groupe tibétain, descendus du plateau depuis longtemps. Personne ne sait exactement quand ils sont arrivés. De nos jours, ils constituent le groupe ethnique le plus important du Népal, soit environ 7% de la population. Bien qu’ils aient été historiquement bouddhistes, leurs interactions étroites avec les hindous des plaines et les hindous du Népal ont conduit nombre d’entre eux à adopter les traditions et les cérémonies hindoues. Les Magars ont plusieurs langues complètement distinctes les unes des autres. Cependant, beaucoup de Magars ne parlent plus leur langue maternelle et ne parlent que le népalais.

Le peuple Magar peut être trouvé autour du massif du Dhaulagiri qui traverse les collines du Terai. Le Dhaulagiri Circuit Trek vous fera traverser de nombreux villages.

Les Tharus 

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Les Tharus sont un  groupe indigène, principalement situé dans la région du Terai au Népal. Ils ont un style de vie très simple et utilisent tout ce qui est disponible dans la nature comme ressource. Ils cultivent de l’orge, du blé, du maïs et du riz et élèvent des animaux tels que les poulets, les canards, les cochons et les chèvres. Ils sont pour la plupart hindous, mais beaucoup respectent les croyances islamiques, animistes et bouddhistes. La liberté religieuse est pratiquée dans toutes les tribus, leur donnant ainsi la liberté d’adhérer à la religion souhaitée, y compris le christianisme.

Pour rencontrer cette communauté sympathique et avenante, vous pouvez passer quelques jours au parc national de Chitwan.

Les Newars 

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Les Newars sont majoritairement présents dans la vallée de Katmandu, mais vous pourrez aussi les rencontrer à travers tout le pays. Population aux origines floues, ils sont à la fois agriculteurs et marchands. Cette ethnie possède des talents artistiques très réputés. Les plus beaux monuments et villages de la vallée de Katmandou sont le fruit de leur savoir-faire en matière d’architecture, de sculpture ou de peinture. Le style newar est aujourd’hui reconnu à travers toute l’Asie.

Nous n’avons pu ici vous présenter que certaines des ethnies les plus répandues au Népal, celles avec lesquelles vous avez le plus de chances d’entrer en contact lorsque vous vous y rendrez. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre sélection de treks ou de voyages culturels au Népal. A bientôt sur les routes ou les sentiers népalais!

Le Jagdish Temple & les rues d’Udaipur

Suite et fin de notre court voyage à Udaipur.

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Le temple Jagdish est l’un des célèbres temples d’Udaipur. Situé dans le complexe City Palace d’Udaipur, ce temple est construit dans le style architectural indo-aryen. En 1651, le temple Jagdish a été construit par le Maharana Jagat Singh, qui a gouverné sur Udaipur de 1628 à 1653. Le temple est dédié au Seigneur Vishnu (Laxmi Narayan), le conservateur de l’Univers. La porte de ce temple est située à 150 mètres du Bara Pol du City Palace.

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Ce temple à trois étages est une merveille d’architecture qui comprend des piliers magnifiquement sculptés, des plafonds décorés, des murs peints et des salles. La flèche du temple principal est d’environ 24 mètres de haut et domine Udaipur. Ce shikhar (flèche) est décoré de sculptures représentant danseurs, éléphants, cavaliers et musiciens.

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Au fur et à mesure que vous approcherez du temple, vous serez accueillis par deux énormes éléphants de pierre à l’entrée. Sur le front même du temple, vous trouverez une plaque de pierre portant les inscriptions en référence au Maharaja Jagat Singh. Pour atteindre le sanctuaire principal, vous devez prendre un escalier en marbre de 32 marches. Ici, vous trouverez une representation en laiton de Garuda, une figure demi-homme et demi-aigle. Cette énorme idole se dresse comme le gardien du temple.

Le sanctuaire principal abrite une statue de Vishnou. Elle est sculptée dans un seul morceau de pierre noire. Le temple de Lord Jagdish / Vishnu est situé au centre entouré de quatre sanctuaires plus petits. Ces sanctuaires sont dédiés respectivement au Dieu Ganesha, au Dieu Soleil, à la Déesse Shakti et au Dieu Shiva.

Le premier et le deuxième étage du temple possèdent chacun 50 piliers. Les sculptures sur les piliers sont d’une la beauté remarquable. Ce temple a été construit suivant l’architecture hindoue du ‘Vastushstra’.

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Chaque année, des milliers de pèlerins visitent ce temple où la sérénité, l’ambiance ainsi que la magnificence architecturale du temple ne peuvent difficilement être exprimées par des mots. Il ne vous reste plus qu’a visiter ce lieu saint quand vous serez à Udaipur.

 

Apres les incontournables que son le City Palace et le lac Pichola, perdez vous dans les rues et ruelles de cette ville. Vous y trouverez de magnifiques havelis.